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 Chronicle of a future legend

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Reine Shakalaka



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MessageSujet: Chronicle of a future legend   Mar 18 Mai - 18:59

INTRODUCTION

Torak était allongé sur son lit et réfléchissait. Ou plutôt, il rêvait. Et il rêvait de son avenir, ou du moins de l'avenir qu'il espérait avoir. Il n'avait que 15 ans mais était un jeune garçon très ambitieux. Son rêve ? Devenir le plus grand chasseur du monde , comme à peu près tous les garçons de son âge. Mais pour cela, il devait d'abord grandir, enfin c'est ce que ses parents lui disaient. Sauf que Torak n'était pas d'accord, il n'avait pas de temps à perdre, il devait se soumettre immédiatement à l'entrainement de Romen, le meilleur épeiste du village dans lequel il vivait : Le village de Jakisnika, situé en bas d'une grande chaine de montagne constamment enneigées.

Mais Romen n'acceptait dans son école que les garçons majeurs, soit ceux qui avaient 16 ans ou plus. Torak était cependant bien décidé à être la première exception.

Depuis environ 3 ans, il travaillait sans cesse aux champs ou a la scierie ; il pêchait, minait et revendait les objets récoltés afin d'économiser et d'avoir de quoi, au moment voulu, acheter une épée et une armure. Pourquoi ? Car il avait décidé de faire ses preuves en tuant son premier wyvern, sans l'aide de personne. Il se disait que si il y arrivait, Romen reconnaîtrait son talent et l'accepterait à l'école d'entraînement malgré son âge.

Mais au fond de lui, Torak savait que son ambition n'était pas seulement de devenir le plus grand chasseur du monde. Car à la vérité, les plus grands chasseurs du monde ne l'étaient qu'un temps. Un jour ou l'autre, ils se faisaient ravir le titre, en raison de l'amélioration des armes et armures, du perfectionnement des bombes et multiples pièges, mais aussi du nombre grandissant de chasseurs.
Ce qu'il voulait, lui, c'était devenir Narg'hunter, le titre ultime, décerné seulement une seule fois au cours de l'histoire à l'arrière arrière grand père de Romen. Et le seul moyen d'obtenir ce titre, c'était de tuer le dernier Nargacuga de la grande forêt équatoriale. Le fait qu'il soit le dernier, l'autre ayant été tué par l'ancêtre de Romen, assurait à Torak que son nom ne serait jamais oublié car il serait l'un des deux seuls Narg'hunter de l'histoire si il parvenait à renouveler l'exploit de cet ancêtre.
Ce qu'il voulait, c'était devenir une légende !
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Reine Shakalaka



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MessageSujet: Re: Chronicle of a future legend   Mer 19 Mai - 18:38

Chapitre 1

Le lendemain matin, très tôt, Torak fut réveillé par son meilleur ami, Gavriel. Celui-ci n'était pas spécialement beau, avec ses cheveux noirs en bataille, ses yeux gris, ses fines lèvres et son nez légèrement crochu, mais son sourire était son plus grand atout. Son sourire révélait en effet des dents d'un blanc éclatant, parfaitement alignées, chose rare à Jakisnika.

Ils devaient ce jour là travailler tous les deux aux champs. Mais Torak avait d'autres idées en tête. Il avait l'intention d'aller voir l'armurier, Leonel, pour faire forger une dague de chasseur, et souhaitais également acheter une armure à son assistante, Annie, une félyne très dévouée.
Il hésitait à faire part de ses projets à son ami ; Il lui avoua cependant, car depuis qu'ils se connaissaient, ils ne s'étaient jamais rien caché.
"Écoute Gav, je ne crois pas que ça va être possible. Disons que j'ai d'autres objectifs maintenant. Tu sais, je t'en avais vaguement parlé l'autre jour ...
- Ah, oui, ça ... Tu sais ce que j'en pense. Mais en tant qu'ami, je ne vais pas te juger. Je te fais confiance, tu sais ? Je regrette simplement, je serai tout seul maintenant. Mais je suppose que je m'y ferais.
- Tu pourrais faire comme moi ! Ce serait génial, non ?
- Torak, je ne suis pas fait pour ça, tu le sais bien. Je dois être un des seuls garçons de notre âge à ne pas vouloir devenir chasseur. Je ne cherche pas la renommée. Je veux juste mener une vie tranquille. Et tu sais que ça ne serait pas possible en faisant ça ... Chasser, tuer, capturer ... Surtout à tes côtés !
- Dommage ... J'aurais toujours essayé. Mais ne pense pas que je vais te laisser tomber, hein ? On sera toujours amis, quoi qu'il arrive. En tout cas moi, je ne t'oublierai pas. Et puis on se racontera nos aventures !
- Ouais, je te raconterai ma vie au champs. Comparé à ce que tu vas vivre, ça paraîtra ... Insignifiant.
- Ne dis pas ça ! Souviens toi qu'il s'est passé plein de choses depuis que nous travaillons ensemble ! Comme par exemple la magnifique chute de Yorn
- Ah oui, une chute mémorable ... Moi je vais y aller par contre, je ne dois pas être en retard, sinon mes fesses n'auront plus la même couleur ce soir !
- Ne dis pas ça voyons, Taram n'est pas si cruel ! Mais vas-y si tu ne veux pas prendre ce risque. On se revoit plus tard de toute façon. Le temps que Leonel forge ma lame et que ... Bref, je ne suis pas encore parti !
- D'accord, à plus alors ! Et sors de ton lit !
- Ouais, ouais, dans pas longtemps !

Gavriel sortit de la chambre de son ami, qui s'affala de nouveau dans son lit et se rendormit.
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Reine Shakalaka



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MessageSujet: Re: Chronicle of a future legend   Ven 21 Mai - 0:02


Chapitre 2

Torak se réveilla alors que la matinée était déjà bien entamée. Il se leva et s'observa dans son miroir.
Il était plutôt grand, large d'épaules et très musclé au niveau des bras en raison de ses activités aux champs. Sa peau était ordinairement blanche mais Torak arborait un bronzage doré du au beau temps de ces dernières semaines. Ses cheveux étaient blonds et lui arrivait à la mi-oreille, ce qui laissait visible le piercing au niveau du lobe de son oreille droite. Une mèche de cheveux lui barrait le front de gauche à droite ; Cette même mèche lui tombait régulièrement devant les yeux, c'est pourquoi il avait pris l'habitude de passer sa main dans ses cheveux pour la remettre en place. Cette manie faisait d'ailleurs sensation auprès de la gente féminine, dont Torak ne se préoccupait pas vraiment.
En grandissant, il était devenu extrêmement beau. Mais ce dont il était fier, c'était surtout de ses yeux. L'un avait la couleur de l'océan et était d'un bleu profond, tandis que l'autre était noisette. Cette particularité intriguait et fascinait tout le monde.

Il sourit et détourna son attention du miroir. Il enfila un pantalon en peau d'Anteka, un herbivore vivant dans les montagnes ; Il attrapa une veste sans manche en peau de Kelbi, un autre herbivore vivant cette fois-ci dans diverses région, et la revêtit. Cette veste mettait en valeur la musculature de ses bras et laissait visible une partie de son torse bronzé. Il était également possible d'apercevoir le tatouage sur la hanche gauche de Torak. Celui-ci partait du haut de la hanche et se prolongeait jusqu'en haut de la cuisse. Une grande partie n'était donc pas visible car cachée par le pantalon. C'était un tatouage tribal que Torak avait fait faire un an auparavant.

Une fois habillé, il attrapa sa bourse puis sortit de sa chambre. Il attrapa sur la table de la cuisine deux petits pains qu'il engloutit immédiatement puis, une fois dehors, il se dirigea vers l'armurerie.
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Reine Shakalaka



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MessageSujet: Re: Chronicle of a future legend   Ven 21 Mai - 20:13

Chapitre 3

Il salua tous les villageois qu'il croisa ; Une fois devant l'armurerie, il demanda à Annie d'aller chercher Leonel. La félyne s'exécuta et réapparut peu après aux côtés d'un homme gigantesque. Torak et Leonel se serrèrent amicalement la main car ils se connaissaient bien.

"Ah, ça fait plaisir de te voir Torak ! Ca faisait longtemps, pas vrai ? Comment vas-tu ces temps-ci ?
- Oh très bien et toi ? A ce que je vois, les affaires marchent bien !
- Ah, tu parles de la nouvelle enseigne ? Je dois avouer que l'ancienne était foutue. Celle-là, c'est ma femme Ylena qui l'a imaginée.
- Tu lui diras de ma part qu'elle a bon goût dans ce cas !
- C'est d'accord. Et sinon tu voulais simplement me voir ou tu as besoin de quelque chose ?
- En fait, je voudrais que tu me fasses une dague de chasseur. J'aurais aussi besoin d'une armure.
- Mais tu n'as pas 16 ans ... Oh et puis après tout je n'ai pas à poser de questions, ça ne me regarde pas. Pour l'armure, vois avec Annie, elle va prendre les mesures. Je m'occupe du reste. Je pense qu'une simple armure de cuir suffira pour l'instant ?
- Ouais, et de toute façon pour les autres, j'ai pas les composants. Je te dois combien ?
- Bon, comme on se connaît bien toi et moi, je t'offre le casque. Tu me dois donc ... 1400Z pour arrondir.
- Merci pour le casque !
- Oh de rien, je t'apprécie, petit, et puis les affaires marchent comme tu l'as remarqué.
- C'est tout de même généreux. Et sinon pour les dél ...
- Ce sera prêt demain midi. On va bien bosser, pas vrai Annie ?
- Oui monsieur, nya. Et monsieur Torak, venez que je prenne les mesures, nya."

Les mesures prises, Torak quitta l'armurerie après avoir une fois encore remercié Leonel, qui se mit aussitôt au travail avec sa fidèle Annie.
"Allez, plus qu'un jour !", songea Torak.
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MessageSujet: Re: Chronicle of a future legend   Sam 22 Mai - 18:10

Chapitre 4

Le lendemain matin, Torak se réveilla aux environs de 8 heures. Il prit le temps de se préparer puis décida de rejoindre Gavriel partit à la ferme, puisqu'il était encore trop tôt pour récupérer son nouveau matériel.
La ferme était un peu à l'écart du village. Torak mit donc quelques minutes à l'atteindre, comme à chaque fois qu'il s'y était rendu. Il croisa Taram à 'entrée de la ferme. Taram en était d'ailleurs le propriétaire et par conséquent l'employeur de Gavriel ainsi que le sien.
Taram l'aperçut et l'appela :

"Torak, viens par ici, vermine !"

Torak s'avança vers lui d'une démarche lasse tout en se disant que Taram était toujours aussi désagréable.

"Allez, on se dépêche, plus vite que ça ! Mais remue toi enfin ! Même un vieil unijambiste irait plus vite !"

Torak le rejoignit sans se hâter

"Ah bah c'est pas trop tôt !, le sermonna Taram, qui lui administra au passage un gros coup de bâton sur l'épaule.
- Excusez moi, monsieur.
- Alors comme ça on ne vient plus travailler ? Et on ne m'appelle plus "patron" ?
- Désolé de ne pas vous avoir prévenu plus tôt ; Je ne viendrai plus travailler, monsieur. J'ai d'autre projets maintenant, mais je vous remercie de m'avoir employé pendant toutes ces années.
- Et c'est comme ça que tu remercies un vieil homme ? En lui ...
- Je suis désolé, monsieur. Bonne journée à vous.

Torak mit fin à la conversation, qui aurait pu durer des heures, en laissant là son interlocuteur, qui se mit à protester :

"Reviens, sale petit ingrat ! Reviens traître, vermine ! Je vais te botter les fesses !"

Par chance, Taram était un vieillard, ce qui évita à Torak dêtre poursuivi. Celui ci entendit néanmoins ce genre d'insultes jusqu'à ce qu'il soit hors de portée de la voix de son désormais ancien employeur.
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Reine Shakalaka



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MessageSujet: Re: Chronicle of a future legend   Sam 22 Mai - 18:52

Chapitre 5

Comme Torak ne savait pas où trouver Gavriel, il s'adressa au premier villageois qu'il croisa, qui s'avéra être Yorn.
Yorn était un petit homme qui frisait maintenant la cinquantaine. Sa particularité, hormis sa petite taille et sa grande gentillesse, c'était sa bouche. En effet il ne lui restait à l'intérieur que trois dents, du moins la dernière fois que Torak l'avait vu.
"Salut Yorn ! Alors, comment tu vas ?
- Oh, c'est la misère ! J'ai encore perdu une dent l'autre jour, en mangeant ma soupe. J'ai croqué dans un croûton de pain et paf ! La dent s'est retrouvée dans mon bol."

Torak imagina la scène et faillit exploser de rire. Il songea qu'il ne restait donc à Yorn que deux dents, puis l'imagina manger un steak, ou plutôt essayer, et dut de nouveau réprimer un fou rire.
Puis comme il ne savait pas quoi répondre, il changea de sujet :
"Dis moi, aurais-tu par hasard aperçu Gavriel ?
- Gavriel ... Hummm ...
- Tu sais, c'est mon ami brun et ...
- Ah oui, ton ami chanceux !
- Gavriel, chanceux ? Pourquoi dis-tu cela ?
- Bah lui, il a encore toutes ses dents ... Et quelles dents ! J'aurais voulu avoir les mêmes, mais je ...
- Alors, tu l'as vu ?, l'interrompit Torak qui se pinçait maintenant discrètement l'oreille pour ne pas rire.
- Euh oui, je crois bien qu'il est partit miner dans la petite grotte à coté du champs de maïs.
- Merci bien, à la prochaine !"

Torak se dirigea donc vers l'endroit indiqué par Yorn.
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Reine Shakalaka



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MessageSujet: Re: Chronicle of a future legend   Sam 22 Mai - 19:09

Chapitre 6


Une fois devant la grotte Torak appela son ami :

"Gav, tu es là ?"

Au bout de quelques secondes, Gavriel sortit, son sac dans une main et sa pioche dans l'autre.

"C'est toi Torak ?, demanda-t-il étonné
- Ouais, en chair et en os ! Je voulais te faire une surprise.
- Je ne m'attendais pas à te voir.
- J'avais du temps libre donc je me suis dit que j'allais passer.
- Alors ça y est, tu as ton équipement ?
- Nan, pas encore. Je dois passer voir Leonel vers midi. Et d'ailleurs, que dirais-tu de manger avec moi à l'auberge ? Il y aura sûrement Genrie, que tu apprécies beaucoup.
- Oh, c'est juste une amie. En tout cas je suis partant. Tu peux m'attendre un peu par contre ? J'ai pas totalement fini.
- D'accord, pas de problème ! Je vais faire une sieste en t'attendant.
- Tu passes vraiment ta vie à dormir !, le taquina Gavriel
- Et toi, tu parles trop !, répliqua Torak
- Bon, je me dépêche. A tout de suite.

Gavriel repartit dans la grotte terminer son travail. Torak l'attendit puis dès qu'il eut fini, ils allèrent à la taverne. Ils mangèrent tous les deux en parlant de tout et de rien.
"Tiens, pendant que j'y pense, je vais essayer de chasser un Giadrome cet après-midi.
- Tu commences fort dis donc !
- Pas vraiment, le Giadrome est un des monstres les plus faciles à tuer, si on ne compte pas les herbivores. Et puis ça ira, ne t'inquiètes pas. J'ai souvent assisté aux entraînements des autres. J'essaierai d'imiter Romen. Il faut juste que je n'oublie pas les breuvages chauds si je ne veux pas me geler les ... Enfin tu m'as compris.
- Et j'ai lu quelque part aussi que l'on pouvait geler sur place. C'est, je crois, une des particularités du Giadrome. Il crache une sorte de boule de neige ou de glace, et si elle nous touche, on ne peut plus bouger.
- Oui, j'en ai entendu parler moi aussi. Mais il existe un truc pour ça. Un agent dégelant, ça s'appelle. En fait, le plus difficile sera sans doute d'éviter les Giapreys.
- On continue dehors, si ça ne te dérange pas.
- Nan, d'accord, je te suis."

Ils sortirent de l'auberge. Gavriel regarda le cadran solaire sur la façade.

"Oh merde ! Je suis en retard, Taram va me tuer !
- Vas-y alors. Bon après midi.
- Ouais toi aussi. Bonne chance pour ton Giadrome. Et ne prends pas de risques, ça n'impressionnera pas vraiment Romen si tu reviens à moitié mort !
- Okay, je te le jure !
- Bon, j'y vais alors."

Et Gavriel partit en courant.
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Reine Shakalaka



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MessageSujet: Re: Chronicle of a future legend   Dim 23 Mai - 15:18

Chapitre 7

Torak alla donc chercher son arme et son armure.

"Ah, Torak, je t'attendais ! Ton arme et ton armure sont prêtes. Tiens, voilà pour la dague de chasseur. Et ton armure est là.
- Monsieur Torak, on va l'essayer, si vous voulez bien, nya.

Torak essaya donc l'armure de cuir avec l'aide d'Annie. Elle lui allait parfaitement.

"Elle est magnifique. Merci Leonel, et toi aussi Annie.
- Je n'ai fait que mon travail, monsieur, nya nya.
- Tu veux la retirer ?
- Non merci je la garde. Je vais essayer tout ça cet après-midi.
- Fais attention, quand même. L'armure ne te protègera pas toujours. Et n'oublie pas d'aiguiser régulièrement la lame, ou sinon tu risquerais de te battre avec une arme aussi tranchante qu'un bout de bois.
- Je ferai attention."

Torak partit après avoir souhaité un bon après midi à l'armurier et à son assistante.
Il rentra chez lui et prit le matériel nécessaire. Puis il sortit du village et commença l'ascension des montagnes enneigées.

**

Pendant cette ascension, il observa les traces de pattes au sol afin de repérer le Giadrome. Il suivit celles qui lui semblaient être les bonnes. Et puis il songea que même si c'était celles de Popos ou d'Antekas, des herbivores vivant dans les montagnes, il y avait des chances que le Giadrome se trouve au même endroit, puisque les prédateurs carnivores sont toujours là où il y a à manger.

Puis il aperçut enfin la bête au beau milieu d'une plaine enneigée délimitée d'un côté par une falaise abrupte et de l'autre, par un mur de roche abritant une gigantesque grotte qui s'ouvrait en fait sur l'autre versant de la montagne. Cette grotte était un raccourcis efficace pour les humains comme pour les monstres, car elle permettait de traverser la montagne et évitait de la contourner.
Le Giadrome était une sorte de petit dinosaure blanc avec des rayures bleues. S'il avait été plus près, Torak aurait pu apercevoir de nombreuses cicatrices sur la peau du monstre, souvenirs de nombreux combats. Il possédait une crête jaune oranger et ses pattes se terminaient par de puissantes griffes oranges. Cette bête, comme ses semblables, était en fait le chef de nombreux Giapreys, plus petits et beaucoup moins dangereux. Là, Torak compta trois giapreys en plus du Giadrome. "Facile", songea-t-il.
Il avala un breuvage chaud et dégaina son arme. Puis il engagea le combat.
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Reine Shakalaka



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MessageSujet: Re: Chronicle of a future legend   Dim 23 Mai - 17:56

Chapitre 8

Dès que le Giadrome repéra l'humain, il poussa un cri strident et se jeta sur lui, imité par les Giapreys.
Torak esquiva en effectuant un bond de coté, mais une des griffes du chef rayé entailla l'armure au niveau du bras droit. Torak regarda à l'endroit où il avait été touché mais il ne vit pas de sang.
Seulement ce cours moment d'inattention permit à l'un des Giapreys de lui mordre la jambe. Torak tomba à terre et s'efforça de dégager sa jambe prisonnière des crocs. A peine fut-elle libérée que Torak dut se jeter sur le côté pour ne pas finir écraser sous le Giadrome.
Il se releva en vitesse, et une fois sur ses deux pieds, se mit en garde.
Il se fit encercler, mais ne paniqua pas pour autant.
Il para la plupart des assauts des giapreys mais il se prit néanmoins des coups de griffes, qui, par chance, ne percèrent pas le cuir de son armure. Ses protections semblaient efficaces, ce qui le mit en confiance.
Il essaya alors de se remémorer les techniques que Romen enseignait à ses élèves. Torak avait toujours été attentif, même si les enseignement ne s'adressaient pas à lui, ce qui lui permit de se rappeler de nombreuses astuces. Tout en réfléchissant, il devait faire attention aux attaques incessantes des monstres, ce qui rendait la tache plus ardue.
Pour l'instant, le Giadrome semblait laisser la tache de tuer Torak à ses congénères plus petits. Mais cela ne dura qu'un moment.
Tout d'un coup, il sembla se réveiller, sortir de sa torpeur. C'est alors que Torak dut faire face à des attaques beaucoup plus puissantes.
Il parait de moins en moins bien les coups de griffes car sa vigueur diminuait.
Ce qui arriva devait arriver, le Giadrome lui enfonça une griffe dans le bras gauche, celui qui tenait le bouclier. Celle-ci pénétra la chair et Torak sentit alors un liquide chaud couler le long de son bras.
"Surtout, ne pas paniquer", disait Romen. Torak s'efforça de respecter ce conseil, mais si cela était difficile. Il avait de plus en plus mal.
"Je dois en finir. Plus j'attend, plus je perdrai de sang et plus je serai faible", pensa le jeune homme.
Il releva le bras gauche avec difficulté, et se protégea de nouveau derrière son bouclier. La douleur était de plus en plus intense.
Il para d'autres attaques qui le firent beaucoup souffrir, mais il ne baissa pas sa garde.
Puis le Giadrome sauta dans sa direction, avec la ferme intention d'en faire son déjeûner.
Mais Torak fut plus rapide. A l'instant ou le Giadrome lui exposa sa gorge et son poitrail, Torak recula d'un pas et leva son arme. La bête, déjà élancée dans les airs, ne put changer de direction. Sachant très bien ce qui l'attendait en bas, elle poussa un cri.
Elle fut embrochée par la lame du jeune chasseur avant d'avoir atteint le sol. La dague pénétra profondément la chair jusqu'à la garde à l'endroit ou se trouvait le coeur.
Le Giadrome était mort.
Et Torak était, lui, bien vivant.

**

Torak retira aussitôt la lame du cadavre. Elle était maintenant recouverte par un sang rouge sombre. Il n'eut pas besoin de tuer les Giapreys, car ils s'enfuirent, à sa grande surprise.
Il comprit tout de suite pourquoi.
Il entendit un cri, leva les yeux, et aperçut un monstre terrifiant : Le terrible Tigrex
Cette créature rayée était extrêmement puissante et terrifiait tous les habitants de Jakisnika. Il vivait dans les montagnes enneigées, où il chassait le Popo, mais également dans le désert.
Torak se rendit alors compte qu'il grossissait. Il comprit qu'il avait l'intention de se poser précisément à l'endroit ou il était. Mais il avait besoin de preuves de son exploit.
Alors il prit un risque.
Il rangea son arme en l'accrochant à son armure au niveau du dos. Il dépeça rapidement le cadavre encore chaud du Giadrome et réussit à en tirer une peau ainsi qu'une magnifique griffe.
Il courut alors le plus vite qu'il pouvait vers la grotte.
Le Tigrex atterrit avant qu'il ne l'ait atteinte. Percevant le bruit que faisait Torak, il se retourna, le vit, et le chargea aussitôt.
Torak entendait la bête se rapprocher à vive allure. "Il va trop vite", songea-t-il.
Il était sur le point de se faire rattraper lorsqu'il arriva à l'ouverture de la grotte. Il plongea en avant et entendit les mâchoires de son poursuivant se refermer dans le vide, à l'endroit où se situait son pied une seconde auparavant.
Mais il avait réussit, il était dans la grotte. Le Tigrex essayait d'y entrer, mais l'ouverture était trop étroite et ne laissait passer que sa tête. La bête ouvrait et refermait sa mâchoire garnie d'énormes crocs pouvant aisément transpercer n'importe quelle armure. Mais c'était inutile, sa proie était à l'abri. Il poussa un cri de colère puis s'éloigna de la grotte, au grand soulagement de Torak.

Celui-ci se releva et, craignant de rencontrer d'autres monstres de ce genre, rentra immédiatement au village, après avoir prit la précaution de boire une potion et de manger un morceau de viande.
Le retour fut beaucoup plus rapide, même s'il souffrait de nombreuses égratignures, écorchures et de sa blessure au bras gauche, qui continuait de saigner.
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MessageSujet: Re: Chronicle of a future legend   Mer 26 Mai - 18:12

Chapitre 9


Torak arriva au village en fin de soirée. Il était trop tard pour aller voir Romen, donc il décida de rentrer chez lui ; Il irait le voir demain.
Il se réveilla aux premières lueurs du jour et se prépara en vitesse. Il devait en effet arriver avant que l'entraînement commence, ou sinon il serait obligé d'attendre la pause du déjeuner. Et il n'avait pas de temps à perdre.
Il se dirigea vers l'école d'entraînement située derrière sa maison à une centaine de mètres. Il ne croisa personne. Quand il arriva, Romen était dehors, devant la porte de l'école, et discutait avec un de ses felynes, Ray.
"Romen, est-ce que je peux vous parler ? J'espère que je ne dérange pas.
- Oui, vas-y.
- Vous savez, je vous avais demandé de me prendre à l'entraînement même si je n'avais pas 16 ans. Et vous aviez refusé.
- Oui, en effet, comme pour beaucoup d'autres jeunes comme toi. Bien que je t'apprécie, Torak, tu n'es pas majeur. Et je ne vois pas pourquoi je ferais une exception. Ce serait injuste, tu n'es pas d'accord ? Et puis les règles sont les règles. Je ne prends que les hommes majeurs.
- Oui, bien sur ... Mais les autres garçons qui vous ont demandé n'ont sûrement jamais tué de monstre. Quand je dis monstre, j'exclus bien sûr les mosswines et autres herbivores.
- J'ai refusé beaucoup de garçons qui avaient battus des velocipreys, des giapreys ou autres petits monstres.
- Des preys, rien d'autre ?
- Sans entraînement, il n'est de toute façon pas possible de tuer des créatures plus puissantes. C'est, sinon, la mort assurée. Pour ma part en tout cas, je n'ai jamais vu ça.
- Il y a une première fois à tout ...
- Que veux-tu dire ?
- Eh bien en fait, j'ai tué un Giadrome, hier.
- Je ne te crois pas. Soit tu mens, soit tu es un prodige.
- Premièrement, monsieur, je n'oserais pas vous mentir, je vous admire trop pour cela. Et deuxièmement, j'ai des preuves. Tenez, regardez ce que j'ai prélevé sur le cadavre.
- C'est bien une griffe de Giadrome, je l'admet. Et cette peau pleine de cicatrices appartiens très certainement à un Giadrome également, même si on ne peut pas en être totalement certain.
- Vous voyez, je ne mentais pas.
- Tu dois bien comprendre que si j'ai cru que tu mentais, c'est parce que toutes les fois où des jeunes comme toi se sont attaqué à ce monstre, ils ont péri. Ils étaient courageux et forts pour certains, mais cela ne suffit pas. Toi en revanche, tu semble particulièrement doué. Tu as, sans exagérer, un don. Et je suis sincère quand je dis cela.
- Alors, vous voulez bien me prendre ?
- J'hésite. Si je t'accepte, d'autres vont chercher à t'imiter, et il risque d'y avoir des morts. Et puis d'habitude, je ne prends que les personnes majeures car elles sont plus responsables. Et toi tu ne me sembles pas vraiment l'être.
- Mais ...
- Ne le nie pas. Tu as fait quelque chose de courageux, certes, mais d'irréfléchi. Sache qu'un chasseur ne doit jamais prendre de risques. Un jour, tu chasseras avec d'autres. Certains seront tes amis. Et une prise de risques inutile pourra les tuer.
- Je ferai attention alors ! Entraînez moi s'il vous plait ! J'ai fait ça dans le seul but de vous convaincre !
- Soit. Je vais te prendre ... A l'essai. Si tu ne m'écoutes pas, si tu n'exécute pas mes ordres, si tu discutes ou si tu perturbes le bon fonctionnement de l'école et le bon déroulement des entraînements, je te renvoie.
- C'est d'accord. Vous ne le regretterez pas, monsieur.
- J'espère bien. Allez, file maintenant. On se voit demain.
- Encore merci ! "

Torak venait de vivre l'un des plus beaux moment de sa vie. Il savait que Romen ne le regretterais pas. En tout cas, il ferait tout pour.
Il était en route pour réaliser son rêve.
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MessageSujet: Re: Chronicle of a future legend   Ven 28 Mai - 0:42

Chapitre 10

Torak passa la journée à flâner dans les rues du village. Il ne put voir Gavriel pour lui annoncer la bonne nouvelle car celui-ci était parti collecter des herbes dans les collines, à la demande de Taram.
Il se coucha après avoir mangé un énorme thon cuit à la broche.
**
Le lendemain, il se réveilla très tôt par peur d'arriver en retard à l'école de Romen. Il se prépara lentement. Il prit sa dague de chasseur et revêtit son armure de cuir en se demandant s'il en aurait besoin. Il avait encore mal au bras gauche. La blessure n'était pas totalement refermée et risquait de se rouvrir à l'entraînement. Il se dit qu'il demanderait à Romen de s'en occuper. En tant qu'épéiste émérite, il devrait très certainement savoir quoi faire.
Il arriva en avance et dut attendre que les autres élèves arrivent. Pour son premier jour, Romen lui annonça qu'il n'allait pas se battre, ce qui le déçut beaucoup.
"Tu dois d'abord apprendre à connaître un minimum tous tes camarades. Tu dois avoir confiance en eux, et vice-versa. Bien entendu, il faudra plus qu'une matinée ou une journée, mais c'est un début", disait-il. Torak, bien que dépité, ne contesta pas, par crainte d'être renvoyé.

Il fit donc connaissance avec tous les élèves, soit douze au total. Tous avaient plus de dix-huit ans, sauf Tray, qui n'en avait que dix-sept.
Il apprécia particulièrement Taïg, un jeune homme de bientôt vingt ans, brun aux yeux marrons, d'un physique quelconque mais doté d'un esprit extrêmement vif et d'une grande gentillesse. Torak appréciait sa maturité et se disait qu'il devrait prendre exemple sur lui. Torak ne savait pas encore lequel de tous ces élèves était le meilleur à l'épée, mais il se doutait que ce devait être Chuck, vu sa musculature.
Torak passa la matinée à parler de tout et de rien avec les différents élèves. Il passa néanmoins plus de temps avec Taïg, qui lui présenta les différents pièces de l'école.
Une fois que la visite fut terminée, Torak demanda à Taïg :
"Et pour le règlement ? Il doit bien y en avoir un.
- Oh pour ça oui ! C'est Romen qui se chargera de te l'enseigner. Tu verras, les règles peuvent paraître extrêmement strictes, mais c'est au final diablement efficace !"

A l'heure de la pause de midi, les deux hommes décidèrent d'aller manger à l'auberge avec Tray, Chuck et Hanzo, les meilleurs amis de Taïg.
Torak sortit de l'école avant les autres, qui devaient s'occuper de quelques tâches.
C'est alors qu'il se fit aborder par un jeune homme atrocement moche. Une affreuse cicatrice lui barrait le visage et déformait sa bouche. Il avait le crâne rasé, ce qui faisait ressortir ses traits anguleux. Sa peau paraissait sale et sa barbe de cinq jours n'arrangeait rien. Il ressemblait en tous points à un pouilleux.
"T'es qui toi ?
- Je m'appelle Torak. Et t ...
- Tu fais partie de l'école ?
- Oui, c'est mon premier jour.
- Et t'as quel âge ? On dirait un gamin de quatorze ans.
- J'en ai quinze.
- Tu mens ! T'es pas majeur, tu peux pas faire partie de l'école.
- Bah en fait, si. Romen a fait une exception.
- Et pourquoi pour toi ? A cause de ta jolie petite gueule, c'est ça ?
- Nan, c'est pas son genre. J'ai juste fait mes preuves. Je vois pas en quoi ça te dérange que je ...
- Oh mais ça me dérange pas ! J'ai pas besoin de son fichu entraînement. De toute façon, ce type est un .... Bouffon. Enfin pense-en ce que tu veux, moi je m'en fous.
- Tu peux pas dire ça ! C'est le meilleur épéiste du village !
- C'était le meilleur. Il est trop vieux. Bon dégage maintenant, tu me fais perdre mon temps.
- C'est toi qui est venu me parler !
- Ouais, mais ça change rien. Tu dois quand même dégager.
- T'es qu'un ...
- Ouais c'est ça, insulte moi ! Ce sera pas la première fois de toute façon. Bon bouge maintenant, faut que j'aille parler au bouffon."

Le jeune homme bouscula Torak et ouvrit la porte de l'école, par laquelle il disparut.
Torak était abasourdi par son attitude. Il demanderait aux autres élèves de lui parler de ce garçon.
***
Ses camarades sortirent de l'école. Ils rejoignirent Torak qui leur parla de sa conversation :

"Vous auriez pas croisé un type euh ... Avec une grosse cicatrice ?
- Si, il nous a au passage insulté, mais c'est une habitude chez lui, répondit Chuck. Pourquoi, tu le connais ?
- Je venais à peine de sortir pour vous attendre qu'il est venu me parler. Je vous jure, j'avais jamais vu ça ! Il est tellement ...
- Associable, c'est le mot. Pour info, il s'appelle Borg. Personne ne l'apprécie, et il n'apprécie personne. Il faut simplement l'ignorer, répondit Taïg.
- Avec moi ça marche pas. Il passe sa vie à essayer de m'humilier, rajouta Tray.
- Sauf qu'il s'attaque à plus fort que lui, pas vrai ?, dit Chuck en adressant un clin d'oeil à son ami.
- En tout cas je crois pas qu'on sera amis lui et moi. Il a paru jaloux à l'idée que Romen m'ait pris à l'essai.
- Je crois que c'est parce que lui a été refusé. Il n'a pas non plus seize ans, lui répondit Taïg.
- Ouais, et à ce qu'il parait, il a essayé d'impressionner notre patron en s'attaquant à un Iodrome, l'informa Chuck
- Mais ça n'a pas marché. Il s'est prit une raclée et il a dû fuir. Pas très impressionnant, n'est-ce pas ?, ajouta Taïg. D'ailleurs, sa cicatrice provient de là. Il doit vraiment regretter. Et à mon avis, son ego en a pris un coup.
- Ça tu l'as dit ! Il s'est humilié lui-même ! C'est pour ça qu'il est devenu comme ça. En tout cas, ne fais pas attention à lui, conseilla Chuck. "

Après ces quelques révélations sur Borg, les quatre garçons allèrent se restaurer.
Pendant le trajet entre l'école et la taverne, Torak réfléchit.
Il se dit que ce Borg allait être son principal rival. Il paraissait en vouloir à tout le monde, mais à lui plus particulièrement, car lui-même avait réussit là où il avait échoué. Il ne savait pas encore par quels moyens, mais il pressentit que ce Borg essaierait de lui mettre des bâtons dans les roues. Par vengeance. Car il s'était fait battre.
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MessageSujet: Re: Chronicle of a future legend   Ven 28 Mai - 19:06

Chapitre 11

Deux semaines plus tard, à midi, Torak s'entraînait. Il avait pour arme une épée en bois, afin de ne pas blesser son camarade, un petit bouclier rond pour se protéger et pour adversaire Tray, le moins fort de tous les élèves. Bien entendu, tous les autres assistaient au duel. Torak avait déjà bien progressé, et il parvenait peu à peu, grâce à sa force, à mettre Tray en difficulté.
Romen était très impressionné par les progrès rapides du benjamin de l'école.
Il n'avait aucune préférence, ce qui était normal pour un bon entraineur, donc il encourageait a la fois Torak et à la fois Tray.

Cet entraînement avait pour but de travailler les muscles, les feintes et l'esquive. Romen ne voulait pas envoyer Torak avant qu'il ait acquis un minimum de technique.
En assistant à ce combat, il songea que le jeune homme qu'il entraînait depuis deux semaines était très doué. Il était même bientôt prêt à affronter de nouveau le Giadrome, mais cette fois-ci sans être blessé, ou du moins très légèrement. En effet les premiers jours d'entraînement, Torak avait souffert de sa blessure au bras. Elle s'était avérée plus grave qu'en apparence et avait même failli s'infecter. Mais heureusement, Romen avait réussi à l'éviter grâce à ses connaissances en médecine.

Sortant de sa rêverie, il dirigea de nouveau son attention sur le combat. Torak venait d'assener un coup d'épée extrêmement puissant que Tray para avec difficulté.

"Vas-y, continue Torak ! Tray, ne baisse surtout pas ta garde !"

Tray, à bout de forces, tenta une feinte qui surprit son adversaire. Torak manqua de peu de se faire toucher et se reprit immédiatement en ripostant. Il tendit le bras tenant l'épée afin de toucher son adversaire, tout en se protégeant derrière son bouclier. Il rata de peu sa cible, qui avait anticipé l'attaque et esquivé en effectuant un pas sur sa gauche.

"Très bien Tray ! Torak, fais attention à ne pas ouvrir ton côté droit lorsque tu attaques. Essaye de centrer davantage ton bouclier, même si ça fatigue ton bras gauche. Avec l'habitude tu ne sentiras plus rien après.
- D'accord, je vais essayer !
- Concentre toi, à aucun moment tu ne dois baisser ton attention lorsque tu combats. Contre un monstre puissant, ça peut être fatal."

Cette fois, Torak ne répondit pas. Il tenta une feinte : Il écarta légèrement son bouclier afin de laisser une ouverture à Tray. Celui-ci, apercevant une partie de son ventre, effectua un plongeon.
Mais Torak s'y attendait.
Il ramena son bouclier en protégeant la partie volontairement découverte.
L'épée de Tray frappa le bouclier, que Torak inclina vers l'extérieur au moment même de l'impact.
L'épée glissa et Tray se retrouva déséquilibré. Pour se rattraper, il dut utiliser son bras gauche, celui qui tenait le bouclier. Il découvrit entièrement son côté gauche jusqu'au nombril. Il voulut tout de suite se replacer, mais il n'en eut pas le temps.
Torak plongea à son tour et toucha son adversaire au ventre. Si son arme avait été réelle, Tray aurait sûrement été gravement blessé, voire mort.
Torak venait de remporter un combat. Pour la première fois.
**

Les deux adversaires se serrèrent affectueusement la main et Tray félicita le vainqueur.

"T'as vraiment été très fort. Tu t'es très bien battu.
- Toi aussi, j'en ai bavé !"

Romen les rejoignit au centre de la petite arène.

"Alors là, je suis impressionné ! Bravo Torak pour ta victoire. Vous vous êtes tous les deux très bien défendus.
- Merci monsieur, mais c'est grâce à vous !
- Et grâce à ton audace aussi ! Je dois dire que cette feinte était magistrale, quoique un peu osée ! Mais l'audace paye, n'est-ce pas ?
- Je crois que j'en pouvais plus ! Mon bras gauche est vraiment mort cette fois-ci !
- Il te manque encore des muscles, c'est normal. On ne se taille pas un corps de chasseur en deux semaines ! Il faut des mois pour ça.
- Mais je tiens à dire que Tray s'est bien battu lui aussi.
- Oui en effet. Il était plus dans la technique, de manière générale. Pour le moment, tu as encore un style un peu "bourrin", pardonne moi l'expression. Mais ton principal avantage, c'est ta force, même si pour le moment tu n'es pas très endurant. Avec de l'entraînement, elle pourra être encore plus redoutable. Bon allez, trêve de paroles .Vas-y, tu as l'air exténué."

Torak ne se fit pas prier. Il rangea son épée en bois, retira son armure puis rejoignit ses camarades. Ceux-ci le félicitèrent et lui proposèrent d'aller se restaurer.

"Dis. tu veux qu'on aille manger ? Moi j'ai faim alors que j'ai même pas combattu !, dit Chuck
- Nan mais toi t'as toujours faim !, le railla Taïg
- Alors, tu viens avec nous ? Tray n'est pas encore là, il est partit se laver vite fait.
- Vous pouvez m'attendre un peu ? J'ai envie d'une petite baignade. Je ferai vite.
- Pas de problème, on est pas à cinq minutes ! Sauf peut être Chuck !, se moqua gentiment Taïg
- Ah ça va toi hein ? Toi tu as toujours froid. Ah et puis je serais toi Torak, je dirais plutôt que tu as besoin d'un décrassage. Rien que tes cheveux ..., taquina Chuck
- C'est sur que toi, tu ne t'es pas sali ! Tu es resté sur le banc à nous regarder ! T'inquiètes, je plaisante.
- Oh je m'en doute bien. Allez vas-y, tu sens mauvais et tu vas attirer les mouches si ça continue ! Et puis si t'y vas pas, moi je te jettes dans la mare !
- Ouais, j'y vais. T'inquiète pas le morfale, je me dépêche !
- Ne m'appelle pas morf ...
- MORFAAAAAAAAAALE !, cria Torak en partant en courant"

Torak se déshabilla et entra dans l'eau du petit bassin d'eau douce situé derrière sa maison, dans une sorte de jardin abrité des regards indiscrets par une longue haie.
Il se lava rapidement et immergea sa tête afin de rincer ses cheveux recouverts du sable de l'arène et de sa propre sueur.
Une fois sa toilette finie, il sortit, se rhabilla et rejoignit les autres, Chuck, Taïg et Hanzo auquels s'était ajouté Tray.
Ils allèrent tous ensemble manger à l'auberge et le trajet fut l'occasion pour Chuck de charrier de nouveau Torak, en lui disant que l'eau n'avait finalement pas enlevé la mauvaise odeur.
"Je suis sûr que dans deux minutes, on aura un nuage de mouches autour de nous !", l'embêta Chuck.
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MessageSujet: Re: Chronicle of a future legend   Sam 29 Mai - 15:56

Chapitre 12

Après avoir mangé, Torak laissa ses nouveaux amis pour aller voir Gavriel. Cela faisait longtemps qu'ils ne s'étaient pas parlé. Entre les entraînements de Torak et les activités de l'autre, il était difficile de trouver un moment à passer ensemble.
Ils s'étaient croisés la veille mais ils n'avaient pas eu le temps de discuter car Gavriel avait du repartir à la ferme. Ils s'étaient donc promis de se libérer dès que possible, soit ce jour-ci.
Torak se dirigea donc vers le lieu du rendez-vous, une clairière paisible à l'écart du village. Lorsqu'il arriva, son ami était déjà là mais ne l'entendit pas arriver. Torak en profita pour lui faire peur en se plaçant derrière lui et en imitant le cri d'un Giadrome du mieux qu'il put. Comme son ami n'en avait jamais croisé, il ne put deviner que le cri n'était pas celui d'un monstre. Il sursauta, se retourna, et vit son ami mort de rire, satisfait de sa plaisanterie :
"Torak ! Tu m'as fait peur !
- Ah je t'ai bien eu hein ?
- Tu l'as dit, j'ai failli faire une crise cardiaque.
- Je m'excuse, mais c'était trop tentant ! Si tu avais vu ta tête ...
- C'est pas grave, je t'en veux pas ! Mais tu verras, je me vengerai ! Et sinon, tu vas bien ?
- Très bien même. Tu as l'air en forme toi aussi.
- C'est sûrement du au fait que Taram s'est cassé une cheville. Il ne dit plus rien, enfin à moi en tout cas ! Il passe son temps à insulter ses nouveaux amis !
- Et qui c'est ?
- Les bâtons qui lui servent à se déplacer !
- Ce Taram est vraiment fou !
- Pardonne moi si je ne te contredis pas, plaisanta Gavriel. Et sinon, comment ça se passe tes entraînements ?
- Oh super bien ! Romen et les autres élèves sont super gentils ! Et puis j'ai gagné un combat ce matin, pour la première fois.
- Mais c'est génial ! Félicitations, ça me fait vraiment plaisir de voir que tu t'es pas trompé. T'as l'air d'aimer vraiment ça, et puis surtout, tu as l'air très doué !
- Romen dit que j'ai un style de "bourrin". Mais la semaine prochaine, il va m'entraîner à utiliser davantage les objets, comme les bombes, ou les pièges. Enfin tout ce qui pourra me faciliter le travail quoi.
- Un style "bourrin" ? Ça te ressemble bien ça !, le taquina Gavriel
- Toi, ce serait le style "trouillard", si il existe !, répliqua Torak
- Je l'admet, j'ai peur des monstres, et c'est bien pour ça que je ne chasserai jamais !"

Les deux amis passèrent la fin de l'après midi ensemble.
Puis ils se séparèrent en se promettant de se revoir le plus vite possible. Gavriel rentra chez lui. Quant à Torak, il décida de passer un peu de temps à l'auberge.

**

Assis à sa table, il but tranquillement une pinte d'hydromel. A cette heure-ci, la salle était presque vide. Sans compter la serveuse et le propriétaire, il n'y avait que trois personnes. Deux filles assises à une table juste à côté de la sienne, et un homme, seul dans un coin, qui lisait un journal. Torak ne les connaissait pas.
Il se mit à lire un petit manuel sur le maniement du Katana, un type d'arme assez récent. Les Katanas étaient en fait de très longues épées qui nécessitaient d'être maniées avec les deux bras. Leurs principaux avantages étaient la puissance et la possibilité de frapper d'assez loin en comparaison avec les autres armes de corps à corps, tandis que le principal inconvénient était l'impossibilité de se mettre en garde. Il n'était en effet pas possible de manier un bouclier en même temps, et la lame était trop fine pour qu'on puisse s'en servir comme protection.
En lisant ce manuel, Torak trouva ce type d'arme attrayant et décida qu'il demanderai à Romen de lui apprendre à s'en servir.

Il lut quelques dizaines de pages puis leva les yeux. Il regarda autour de lui et s'aperçut que l'une des deux filles le fixait. Quant il croisa son regard, celle-ci fit semblant de ne pas l'avoir regardé mais elle ne réussit pas à cacher sa gêne et rougit violemment. Torak trouva cette réaction incontrôlée charmante, ce qui le surprit lui-même, car jusque là il n'avait jamais vraiment fait attention aux filles.
Il se mit à l'observer discrètement, mais se rendit compte que la discrétion n'était décidément pas son point fort. Il se fit plusieurs fois surprendre en train de la regarder. Puis il se dit qu'il ne servait à rien d'essayer d'être discret, vu que de toute façon, il n'y arrivait pas.
A force de la regarder, il réalisa qu'il la trouvait en fait très belle, ce qui l'étonna encore plus. Il découvrait une nouvelle facette de sa personnalité.
Elle avait de longs cheveux noirs qui lui arrivaient à la taille, mais qui, s'ils avaient été raides, auraient facilement atteint ses cuisses. Elle avait en effet les cheveux bouclés. Ils avaient l'air extrêmement doux, et si Torak avait pu les toucher, il en aurait eu la confirmation. Elle avait la peau très blanche, ce qui contrastait avec sa chevelure et faisait ressortir ses yeux d'un bleu profond. Elle portait un magnifique collier orné de pierre précieuses qui s'arrêtait à la limite du col de sa robe.
Le regard de Torak se promena le long de ce collier et il ne put s'empêcher de regarder dans le décolleté de la jeune fille, dont il ignorait d'ailleurs le nom. Lorsqu'il se rendit compte que cela faisait une dizaine de seconde qu'il fixait intensément ce même endroit, il s'efforça de regarder ailleurs. Il espéra que la fille n'avait rien remarqué, mais le sourire malicieux qu’elle affichait fit disparaître tout espoir. Torak rougit violemment, par peur d’être passé pour un pervers.

Il n’osa plus regarder autre chose que sa pinte, qui était maintenant presque vide. Une fois finie, il se leva en essayant de ne pas se faire remarquer. "Encore raté", songea-t-il quelques instants plus tard. En effet, il avait fait quelques mètres lorsqu’il entendit une des deux filles qui s'adressait à lui :

"Au revoir ! "

Il fut profondément perturbé et heurta une chaise, ce qui le fit rougir une fois de plus et qui fit glousser les deux filles.
Il sortit précipitamment de l'auberge, non sans avoir au passage renversé une autre chaise.

Une fois dehors, il s'éloigna un peu. Il était profondément troublé. C'était la première fois qu'il était aussi perturbé par quelqu'un. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait.
Il décida néanmoins que le lendemain il irait voir cette fille afin de s'excuser pour son attitude qu'il jugeait maintenant incorrecte. "Elle a vraiment du me prendre pour un pervers", songea-t-il avec regrets.
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MessageSujet: Re: Chronicle of a future legend   Dim 30 Mai - 14:09

Chapitre 13

Torak rentra chez lui. Il était déjà tard et il était épuisé. Il commençait à ressentir des courbatures dans ses bras et ses jambes, et regretta de ne pas s'être mieux étiré après le combat contre Tray.
Il se déshabilla et se coucha. Mais il eut du mal à s'endormir. Il n'arrêtait pas de repenser au magnifique visage de la fille de l'auberge. La fatigue finit néanmoins par prendre le dessus et il s'endormit.
**

Il se réveilla vers neuf heures du matin. Il sortit de son lit en grimaçant. Ses bras et ses jambes le faisaient souffrir.
Assis à la table de la cuisine en train de prendre son petit déjeuner, il repensa au rêve qu'il venait de faire. "Et c'était un merveilleux rêve", songea-t-il.

Ce rêve se déroulait en fait dans les collines. Il était un des meilleurs chasseurs du village, au même titre que Gavriel et, chose étrange, Borg. C'était peut être le seul point négatif. Il avait entrepris de tuer un Rathalos et une Rathian. Il s'était donc préparé et avait pris ses magnifiques schismes éternels. Il avait trouvé les deux monstres au beau milieu d'une grande plaine. Ils semblaient occupés à poursuivre quelques chose. Torak n'avait pas su de quoi il s'agissait jusqu'à ce qu'il ait entendu des cris humains. Il s'était alors attaqué aux deux bêtes et les avait tués proprement et rapidement. Il avait ensuite rangé ses schismes et couru vers l'homme pris en chasse avant qu'il n'arrive. Mais il avait été très surpris, car l'homme s'était avéré être une femme. Et pas n'importe laquelle.
En repensant à ce rêve, Torak regretta qu'il n'ait pas été réel. Certes, la fille de l'auberge s'était faite attaquée, mais elle n'avait pas été blessée. Car il l'avait sauvée. "Si ça avait été vrai, elle aurait pensé que j'étais un formidable chasseur, alors que là, je dois plutôt la dégoûter", songea-t-il avec regrets.

Il finit son petit déjeuner lentement, car l'entraînement n'avait lieu que l'après midi. Il aurait donc toute la matinée pour lui présenter ses excuses.
Il s'habilla et se coiffa, avec plus de soin que d'habitude. Peut être qu'il pourrait compenser son attitude incorrecte par son physique avantageux, se disait-il.
***
Il interrogea les passants, car il ne savait pas du tout où la trouver. Personne ne voyait de qui il parlait, car selon eux, "sa description n'était pas assez précise et il y a avait moins une bonne dizaine de filles qui ressemblaient à ça ". Torak se dit que c'était impossible car aucune fille ne pouvait être aussi belle.
Il ne se découragea pas, bien décidé à se rattraper. Puis il interrogea Chuck, qu'il aperçut en train de parler avec Leonel :
"Salut Chuck ! Salut Leonel !
- Torak, tu ne viens plus me voir ces temps-ci !
- Je suis désolé, mais je suis très pris par mes entraînements.
- Oui je sais, Chuck m'a raconté. Je suis content pour toi, d'après lui tu es très doué. Et ne t'inquiètes pas, je ne t'en veux pas.
- Excusez moi mais j'ai pas trop le temps de discuter. Je voulais juste vous demander si vous auriez vu une fille avec des longs cheveux noirs et bouclés qui lui arrivent à la taille. Elle a des yeux bleus foncés et la peau très blanche. Et la dernière fois que je l'ai vue, elle portait un magnifique collier de pierre précieuses.
- Ah, je pense savoir de qui tu parles, répondit Chuck. Mais tu la connais ?
- En fait ... Euh ... Je l'ai vue hier à l'auberge. Et je crois que je me suis mal comporté. Je voudrais m'excuser.
- Et tu la trouves comment ?
- Bah ... Elle est très ... Charmante, répondit Torak en rosissant.
- Ah ce Torak ! Un vrai tombeur !, le charria Chuck. Si c'est bien celle que je pense, elle s'appelle Valentyna.
- Tu la connais, toi ?
- En fait, tous les mecs la connaissent. Pas personnellement, mais vois-tu, tu n'es pas le seul à la trouver ... Enfin tu vois ce que je veux dire.
- Je trouve ça bizarre que je ne l'aie jamais croisée.
- C'est parce qu'elle ne sort pas souvent. En tout cas je te souhaites bonne chance si tu veux sortit avec elle. La plupart des gars de notre âge lui ont demandé. Elle a toujours dit non jusque là. Moi d'ailleurs je me suis pris un râteau, tout comme Taïg avant moi. Elle est difficilement impressionnable, comme son père.
- Mais quel âge elle a ?
- Tu pourrais lui demander directement, trouillard !, l'embêta Chuck. Mais comme je suis gentil, je vais te répondre. Elle a seize ans, bientôt dix-sept. Mais ne t'inquiètes pas, tu fais un peu plus que ton âge. Tu fais plutôt dix-sept que quinze, le rassura Chuck en voyant Torak faire une grimace.
- Ah bon bah tant mieux alors. Et tu sais où elle habite ?
- Oh oui, je le sais. Mais tu vas pas aimer. Elle habite dans la maison en pierre juste en face de l'école d'entraînement. Tu sais, celle avec la porte ornée de joyaux.
- Mais c'est pas la maison de Romen ?
- Bah si, je t'avais dit que t'allais pas aimer. C'est sa fille."

Ce fut un choc pour Torak. Tout d'abord parce qu'il craignait que Romen apprenne qu'il avait regardé un peu trop intensément le décolleté de sa fille et qu'il le renvoie, et ensuite parce qu'il réalisa que Romen ne voudrait jamais qu'un de ses élèves sorte avec sa fille. En effet en tant qu'ancien chasseur, il connaissait très bien les risques du métier. Et en tant que père, il voudrait éviter à sa fille la peine de perdre un être cher. Dans ce cas, il devrait faire un choix : La chasse ou Valentyna.

Puis Torak se trouva soudain ridicule. Il était un peu prématuré de s'imaginer devoir faire un choix. Pour l'instant, il n'était pas près de conquérir Valentyna, il devait d'abord s'excuser, en espérant qu'elle accepte de lui pardonner son attitude.
"Merci, je vais aller la voir pour m'excuser.
- Mais qu'est-ce que t'as fait pour lui devoir des excuses ?
- Oh rien, rien du tout.
- Nan, raconte ! Je veux TOUT savoir !
- Tu ne sauras rien, sauf si elle même le raconte à tout le monde.
- D'accord, pour une fois je vais pas insister.
- Je te remercie dans ce cas. Surtout que ça doit être dur pour toi de renoncer à tout savoir sur tout le monde.
- Et oui, j'admet que je suis curieux. C'est pas de ma faute si j'aime les potins nan ?
- J'ai pas dit que ça me dérangeais. J'aime plutôt bien. Sauf dans le cas où la cible c'est moi. Bon allez j'y vais. A cet après-midi !
- Ouais, tu me raconteras ce qui s'est passé hein ?, lui répondit Chuck avec un clin d'oeil.
- Rêve pas trop quand même !"

Torak laissa donc Chuck et Leonel, qui reprirent leur conversation. Il arriva devant la maison de Romen et hésita un instant avant de frapper, même s'il savait que la femme de Romen était morte et que lui était à l'école afin de préparer la séance de l'après-midi.
Il donna trois petits coups de poings sur la porte, qui s'ouvrit quelques instant plus tard grâce à Valentyna. Torak fut une nouvelle fois ébloui par sa beauté.
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MessageSujet: Re: Chronicle of a future legend   Lun 31 Mai - 16:41

Chapitre 14

Lorsque qu'elle le reconnut, Valentyna sourit. Torak, lui, n'arrivait pas à parler, tellement il la trouvait belle. Ses cheveux étaient cette fois ci attachés en un chignon d'où s'échappaient quelques mèches, une de chaque côté du front et une autre au niveau de la nuque. Elle portait une magnifique robe bleue qui faisait ressortir la couleur de ses yeux. Celle-ci lui allait à merveille et était sans aucun doute faite sur mesure.
"Salut ... euh ... Je ... Je voulais ...
- Tu devrais commencer par me dire comment tu t'appelles, lui dit-elle en souriant toujours.
- Torak ! Moi c'est Torak, répondit-il précipitamment.
- Moi c'est Valentyna, lui confia-t-elle, même si en réalité il savait déjà qui elle était. Et en fait, je connaissais déjà ton nom.
- Euh ... On s'est déjà vus ? Hormis hier biensur, lui demanda Torak en regrettant aussitôt d'avoir rappelé leur rencontre de la veille.
- Moi, je t'ai déjà vu. Tu n'as pas dû remarquer, mais je suis venue à l'entraînement quelques fois, dont hier. Tu es l'un des élèves de mon père.
- Euh ... Oui, depuis peu, confirma-t-il, honteux de son bégaiement temporaire.
- Pourtant, tu te battais bien. Enfin je ne suis pas spécialement connaisseuse, mais c'est ce qui m'a semblé.
- Merci."

Torak appréciait l'attitude de Valentyna. Tout d'abord, elle n'avait pas réagit à l'évocation de leur rencontre de la veille, ce qui signifiait qu'elle n'était pas choquée, ou alors qu'elle le cachait bien. Et de plus, elle lui avait facilité la tâche en engageant la conversation. Elle avait également très certainement remarqué qu'il était mal à l'aise, mais elle ne le mentionna pas, ce qui plut à Torak.

"Tu veux rentrer, peut-être ?"
- Euh ... Je ne sais pas ...
- En fait je suis sure que tu veux entrer. Tu n'es pas venu pour rien, n'est-ce pas ?
- Non euh ... C'est gentil, merci"

Torak entra chez Valentyna, qui, décidément, prenait les choses en main. Elle l'emmena dans le salon où elle l'invita à s'asseoir.
Le salon était une pièce rectangulaire et très spacieuse. Il n'y avait pas beaucoup de meubles, mais Torak voyait bien qu'ils étaient tous de très bonne qualité. La décoration était simple et de bon goût : Il y avait des rideaux oranges à chaque fenêtre qui faisaient ressortir les couleurs du canapé, le beige et le marron. Une table basse se trouvait juste devant eux, sur laquelle était posé un vase garni de magnifiques fleurs oranges et jaunes. Quelques tableaux ornaient les murs. Des petites bougies étaient également disséminées un peu partout dans la pièce, sur les étagères, sur la table, accrochées au murs ...
"C'est vraiment très beau, chez toi, fit remarquer Torak.
- C'est moi qui a décoré la maison, avec l'aide de mon père, bien entendu.
- Tu as vraiment bon goût. Je suis sincère, ce n'est pas pour ... Te flatter.
- Mais je n'en doute pas. De toute façon, je détecte facilement les mensonges, lui confia-t-elle. Et sinon, pourquoi es-tu venu me voir ?
- Jevoulaism'excuserpourmoncomportementd'hier
- Pardon, mais je n'ai as trop compris. Je crois que tu as parlé trop vite.
- Ah euh désolé. Je voulais seulement m'excuser pour mon comportement d'hier.
- Quand tu as renversé les chaises ? C'est plutôt le propriétaire qui doit t'en vouloir !
- Nan, je pensais à autre chose. Tu sais ... Quand j'ai ... regardé ... Enfin tu vois de quoi je parle. C'était incorrect, je suis désolé. Je suis pas comme ça d'habitude, je sais pas ce qui m'a pris.
- Ah oui je vois. Ne t'inquiètes pas, ce n'est pas la première fois. Pour faire simple, je te pardonne !
- J'ai du paraître tellement ridicule quand j'ai tout fait tomber aussi.
- Moi j'ai plutôt trouvé ça touchant. Allez, détends toi, je ne vais pas te mordre. Tu veux venir dans le jardin ?, lui demanda-t-elle soudainement
- Euh .. Oui, avec plaisir, répondit Torak, bien décidé à faire meilleure impression"

Elle se dirigea vers une grande porte vitrée qui donnait accès au jardin. Torak la suivit et ne put s'empêcher d'admirer ses courbes parfaites, qu'il n'avait pas eu l'occasion d'observer la veille, puisqu'elle était assise. Puis, suivant son instinct, il accéléra l'allure et la devança afin de lui ouvrit la porte.

"Monsieur est un gentleman à ce que je vois, lui dit-elle en souriant, ce qui le mit en confiance
- J'essaye en tout cas. Surtout quand je suis en présence d'une jolie fille, ajouta-t-il sans réfléchir. Oh ! Je suis désolé, c'est sortit tout seul, s'excusa-t-il de nouveau
- C'était très attentionné de ta part en tout cas."

Elle repassa devant lui une fois dans le jardin. Elle se dirigea vers un banc à l'ombre d'un arbre.
Le jardin était magnifique. La pelouse était parfaitement verte et les fleurs aux couleurs chatoyantes étaient extrêmement belles. Torak remarqua un rosier et cueillit discrètement une de ses fleurs.
Ils s'assirent tous les deux sur le banc. Celui-ci était assez étroit et Torak sentait le corps de Valentyna contre le sien.
"J'espère que tu n'es pas trop serré, lui dit-elle
- Nan, ça me va. C'est très supportable (LOL). Tiens, j'ai quelque chose pour toi, ajouta Torak en lui donnant la magnifique rose rouge. C'est seulement pour me faire pardonner.
- C'est très mignon, répondit-elle en humant le parfum de la fleur. Je vois que tu es plus à l'aise.
- Il faut bien. Tout à l'heure, j'arrêtais pas de bégayer.
- C'est vrai que je te préfère comme ça. Oh regarde, il est déjà midi ! Que dirais-tu de me tenir compagnie ?
- Tu veux dire pour manger ?
- Oui, je suis toujours toute seule d'habitude. Mais peut être que tu n'as pas le temps.
- Si, l'entraînement ne commence que vers deux heures. J'accepte avec plaisir."

**
Torak mangea donc avec Valentyna. Tout au long du repas, il lui posa des questions sur ses loisirs, ses passions, tout en faisant attention à ne pas lui demander des choses trop personnelles. Elle répondait à ses questions avec plaisir, touchée par l'intérêt qu'il lui portait.
A la fin du repas, il se chargea de débarrasser la table. Puis il dut partir, car il devait aller se préparer pour l'entraînement. Valentyna le raccompagna jusqu'à la porte. Il lui dit au revoir, lui souhaita un bon après-midi puis s'éloigna de la porte. Il s'arrêta brusquement et hésita. Il lui avait semblé que Valentyna n'était pas insensible à son charme. "Alors pourquoi ne pas, après tout, tenter sa chance", songea-t-il.
Il se retourna et fit demi tour. Valentyna n'avait pas encore refermé la porte.

"Valentyna ! Attends, lui demanda-t-il en revenant sur ses pas en courant. Je voulais te demander si tu ... Euh ... Accepterais que je t'invite à boire un verre ce soir, à l'auberge. Ou plus tard, si tu es prise.
- J'espérais que tu allais me le demander. Ce sera avec plaisir.
- D'accord. On se voit ce soir dans ce cas !
- Oui, vers huit heures si ça te convient.
- Ça me va. A tout à l'heure !"

Torak partit en courant se préparer, euphorique à l'idée de revoir Valentyna le soir même. "Décidément, ma vie est géniale depuis quelques jours !", pensa-t-il avec joie, en espérant que cela continue. "Mais ça ne va peut être pas durer longtemps", se dit-t-il avec amertume en réalisant qu'il allait de voir parler à Romen du rendez-vous qu'il avait donné à sa fille.
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MessageSujet: Re: Chronicle of a future legend   Mer 2 Juin - 18:25

Chapitre 15

Torak se dépêcha afin d'arriver en avance à l'école d'entraînement car il ne souhaitais pas que tout le monde entende ce qu'il avait à dire à Romen, surtout s'il se faisait casser par son maître d'armes. Il se doutait bien que tout le monde finirait par l'apprendre, mais il préférait que ce ne soit pas en direct. Il trouva Romen occupé à nettoyer son armure et il se demanda pourquoi il faisait ça vu qu'elle était déjà propre. Néanmoins, il ne posa pas la question par peur de sembler indiscret. Romen l'entendit arriver et le salua :

"Ah Torak, te voilà ! Tu es en avance. En fait, je crois que je m'y attendais, lui dit-il avec un léger sourire.
- Euh oui, j'avais à vous parler de ... Votre fille, Valentyna.
- Oui, je sais très bien ce que tu vas me dire. Tu l'as invitée, n'est-ce pas ?
- Euh ... Oui, c'est ça. Mais comment le savez-vous ?
- Elle t'a tout simplement devancé. Elle se doutait que tu voudrais m'en parler donc elle est venue elle même me raconter tout ce qui s'était passé.
- TOUT ?, demanda Torak, soudainement affolé
- Oui, votre rencontre. Qu'elle a failli se faire voler son collier, mais que tu es passé par là à ce moment là et que tu as ... Disons maté le voleur. Je te remercie, elle tient beaucoup à ce collier, il appartenait à sa mère. Et puis elle a ajouté que tu l'avais invitée ce soir pour boire un verre.
- Oh, de rien. J'ai fait ce qui me semblait être indispensable, répondit Torak, surpris par le mensonge de Valentyna. Mais ... Est-ce que vous ...
- Si j'accepte que tu la voies ? Biensur, je ne suis pas un père tyrannique. Et je te connais, je sais que tu es quelqu'un de bien. Mais surtout, ne t'avises pas de la faire souffrir, sinon c'est la porte.
- Non, non biensur, je ne ferai pas ça !, assura Torak.
- Ah oui et j'allais oublier : A mon avis, tu lui plais beaucoup, vu que jusqu'ici, enfin à ma connaissance en tout cas, elle a toujours repoussé les avances des garçons, lui confia Romen avec un clin d'oeil.
- Ah euh ... Je suis très flatté. Elle est très ... Belle. Magnifique même, répondit Torak, sans trop savoir s'il était correct de dire ça à son père
- Oui, comme sa mère. Quoi qu'il en soit, tant que tu ne lui fais pas de mal, ça me va. Bon allez, il est temps de se mettre au boulot, ajouta-t-il en voyant Chuck, Taïg et, un peu plus loin Tray, arriver."

**
Les autres élèves arrivèrent peu après. L'entraînement commença. Romen avait décidé de commencer tout de suite à entraîner Torak à utiliser les objets. Il alla donc chercher des champignons explosifs, les champinitros, des herbes de feu, et des barils de différente taille, afin d'apprendre à Torak à fabriquer lui-même ces objets. Les autres élèves, qui connaissaient déjà tout ça, allèrent s'entraîner au combat un peu plus loin.

"Tu as ici différents objets. Vu que les bombes sont très lourdes, on ne peut en emporter beaucoup en même temps. Environ trois pour les grosses, et dix pour les petites. C'est pourquoi tu vas devoir apprendre à combiner certains objets pour pouvoir en fabriquer une fois sur le terrain.
- D'accord, répondit Torak afin de bien montrer qu'il était attentif.
- Je vais d'abord t'apprendre à fabriquer des petites bombes. Pour cela, tu as besoin d'un petit baril, et d'herbes de feu. En général, une herbe de feu suffit pour fabriquer une bombe. L'herbe de feu est une plante qui explose facilement, c'est pourquoi tu dois faire bien attention lorsque tu en manipules."

Romen montra à Torak comment fabriquer une petite bombe, puis lui demanda de refaire pareil pendant qu'il allait donner des conseils aux autres élèves en train de se battre. Il revint peu de temps après, et demanda à voir le résultat. Torak avait assez bien réussi sa bombe.

"C'est pas mal pour une première fois. Une bombe mal faite explosera, il n'y a aucun doute possible là-dessus, mais l'explosion risque d'avoir lieu dans ton sac. Ne t'inquiètes pas, celle que tu as fabriquée est suffisamment réussie, ajouta-t-il en voyant Torak écarquiller les yeux.
- Je m'entraînerai à en faire pour améliorer le résultat.
- Ne t'inquiètes pas, à force tu trouveras ça extrêmement facile. Bon, maintenant, passons aux grandes bombes. Elles sont un peu plus difficiles à fabriquer. Tu as besoin d'un grand baril et, cette fois, de poudre, car une herbe de feu ne suffirait pas à faire exploser le baril, vu sa taille.
- La poudre est plus dangereuse que l'herbe de feu, alors.
- Exactement, c'est pourquoi tu dois prendre encore plus de précautions. Tu peux fabriquer de la poudre à partir d'un champinitro combiné à une herbe de feu. Ça, c'est facile, mais ce qui est plus dur, c'est ensuite de combiner la poudre au grand baril."

Romen lui expliqua comment fabriquer de la poudre. Torak l'écouta attentivement et mis en pratique les instructions de son maître. Il trouva cela très facile, comme lui avait dit Romen.
Celui-ci lui montra ensuite comment fabriquer une grande bombe. Torak eut cette fois plus de difficultés mais réussit à en fabriquer une assez satisfaisante aux yeux de Romen.

"Tu vois, là tu as déjà eu plus de déchets. Je te conseille de lire les tomes de combinaisons, qui donnent d'excellent conseils. Et comme devoirs, tu devras t'entraîner à fabriquer tout ça. Je te demandes ça pour après demain, vu que ce soir tu es déjà ... Occupé, ajouta-t-il en souriant.
- C'est d'accord. Et merci de me laisser un jour de plus.
- Bon allez, maintenant je vais te montrer pour les pièges à choc. Ces pièges permettent d'immobiliser un monstre pendant un certain temps et te seront très utiles si tu veux capturer. Mais tu peux aussi utiliser ces pièges afin de poser des bombes ou de frapper tes ennemis en toute sécurité."

Pendant tout l'après midi, Romen enseigna à Torak comment fabriquer divers objets indispensables, et surtout, comment s'en servir. Après les pièges à choc, il lui parla des bombes flash, des bombes de bouse, ou encore des bombes de fumée ou de poison. Il montrait à chaque fois à Torak comment en créer à partir d'objets de base, et pendant que le jeune homme essayait de reproduire ce qu'avait fait son maître, il en profitait pour s'occuper des autres élèves.
A la fin de l'après midi, Torak était capable de créer et d'utiliser toutes sortes d'objets pouvant lui faciliter une capture ou un combat. En fin d'après-midi, Romen confia une autre tâche à Torak :

"Pour après demain, tu dois donc t'entraîner à fabriquer tout ce que tu as vu aujourd'hui. Tiens, je te donne les composant nécessaires. Je veux également que tu ailles voir la chef du village, et que tu entreprenne une de ses quêtes. Tu devras tuer un Giadrome, en te servant cette fois-ci des objets en priorité, et non de ton arme.
- C'est d'accord. Quels délais m'accordez vous ?
- Humm ... Disons une semaine, je pense que c'est suffisant.
- Oui, très largement. Je me sens déjà prêt.
- N'oublie pas que tu ne dois jamais te surestimer. Je t'ai dit que tu étais doué, mais ça ne veut pas dire que tu es intouchable.
- Je ferai attention, ne vous inquiétez pas."

Torak rentra donc chez lui, soulagé de la réponse de Romen à propos du rendez-vous avec sa fille. Il se lava et se prépara, puis courut vers l'auberge. Il savait qu'il était en avance, mais il était trop pressé de revoir Valentyna pour attendre sagement chez lui.
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MessageSujet: Re: Chronicle of a future legend   Jeu 3 Juin - 23:55

Chapitre 16

Il attendit Valentyna. Il y avait ce soir là un peu plus de monde que la veille. Il vit le même homme, assis à la même table, mais qui cette fois ne lisait pas de journal et discutait avec un autre homme à peu près du même âge. Il y avait également un groupe de jeunes filles accompagnées par trois garçons. Puis, au bout d'un moment, Borg vint s'asseoir non loin de sa table, seul. Celui-ci ne regarda même pas Torak et fit semblant de ne pas l'avoir vu.
C'est environ une heure après que Valentyna arriva à son tour. Torak la trouva encore plus belle que le matin même. Elle avait changé de robe, celle-ci était plus courte mais toujours de couleur bleue. Elle vint s'asseoir à sa table et lui sourit :
"Tu es arrivé en avance. Tu es là depuis longtemps ?
- Je sais pas trop, environ une heure je pense.
- Tu aurais du venir me cherche, je n'avais rien à faire non plus. J'ai dit huit heures parce que je pensais que tu étais occupé avant.
- Ce n'est pas grave, ça ne m'a pas gêné d'attendre. Du moment que je te vois, lui dit Torak, lui même surpris par son audace. Tu veux boire quelque chose peut-être ?
- Pourquoi pas. Je crois que je vais prendre un cocktail aux baies tropicales.
- D'accord, je vais te chercher ça."

Torak se leva et alla chercher les boissons. Il prit la même chose pour lui-même, puis revint vers la table avec un verre dans chaque main. C'est alors qu'il vit Borg qui le regardait. Il essaya d'analyser l'expression de son visage, mais tout ce qu'il voyait, c'était ces deux yeux noirs qui le fixaient méchamment. Il eut alors l'impression que le visage de Borg exprimait une profonde jalousie. Torak se demanda si Borg lui en voulait toujours d'avoir été accepté par Romen.
Il regarda de nouveau Valentyna et oublia instantanément Borg. Il posa les deux verres sur la table puis se rassit.

"Merci, lui dit-elle.
- De rien, ça me fait plaisir."

Ils burent tranquillement leur cocktails en discutant encore une fois beaucoup plus de Valentyna que de Torak, qui ne cessait de lui poser des questions. Puis ils mangèrent, tout en continuant à parler. Tous les deux passaient une excellente soirée.
Puis Torak proposa d'aller faire un tour dehors. Valentyna accepta avec plaisir. Elle sortit et attendit dehors pendant que Torak payait. Il vint la rejoindre puis ils s'éloignèrent de l'auberge.
Valentyna proposa alors au jeune homme d'aller s'asseoir sur un banc, ce qu'il accepta avec plaisir. A cette heure-ci, les rues étaient désertes. Ils choisirent le premier banc qu'ils trouvèrent, qui se situait en face de chez Torak. Cette fois-ci, Torak fut assailli de questions et y répondit avec plaisir. Il se sentait de mieux en mieux aux côtés de Valentyna. Et il en était de même pour elle, même s'il n'en savait rien.

Puis vint le moment ou ils durent se quitter. Il était déjà tard et Romen avait interdit à sa fille de rentrer au beau milieu de la nuit. Torak décida de la raccompagner chez elle afin de s'assurer qu'elle ne se fasse pas agresser, même s'il ne voyait pas bien qui aurait pu s'en prendre à elle. Il réalisa qu'il s'agissait surtout d'un prétexte pour passer plus de temps avec elle.
Une fois devant la porte de la maison, Valentyna posa la main sur la poignée. Elle se retourna lentement et regarda Torak dans les yeux. Torak ne comprenait pas pourquoi elle ne rentrait pas. En fait, elle semblait attendre quelque chose. Il lui sembla alors comprendre ce qu'elle voulait. Il s'approcha d'elle et la regarda dans les yeux à son tour.
C'est alors qu'il la prit par la taille. Il redouta un instant qu'elle le gifle, ce qu'elle ne fit pas. Au lieu de ça, elle approcha son visage du sien et ils s'embrassèrent. Torak fut assailli par un torrent d'émotions et de sensations inconnues. Il s'arrêta au bout de quelques secondes et voulut s'excuser :
"Je suis désolé, je ...
- Chut, tais toi, lui répondit-elle en le faisant taire en l'embrassant de nouveau."

Puis il fut temps pour Valentyna de rentrer :

"Cette fois, je crois que je vais devoir y aller, lui dit-elle entre deux baisers.
- Oui, c'est plus raisonnable, répondit Torak.
- En tout cas merci, c'était formidable.
- C'est moi qui te remercie. J'ai passé une des plus belles soirées de ma vie, si ce n'est pas la meilleure.
- On se dit à plus tard, alors.
- Oui, à bientôt j'espère. Bonne nuit.
- A toi aussi, répondit-elle en rentrant chez elle."

Valentyna ferma la porte et Torak rentra alors chez lui, heureux.
Mais aucun des deux n'avait vu l'ombre qui les avait suivis. Aucun des deux ne l'avait vu les observer avec un regard rageur. Et, surtout, aucun des deux ne l'entendirent murmurer "Tu m'as humilié et maintenant tu me prends la femme que j'aime. Prends garde à toi Torak, je me vengerai, ça je te le promets !"
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MessageSujet: Re: Chronicle of a future legend   Sam 5 Juin - 20:16

Chapitre 17

Le lendemain, Torak se réveilla et songea tout de suite à Valentyna. Mais il réalisa avec regrets qu'il avait beaucoup de choses à faire pour Romen et qu'il n'aurait probablement pas le temps d'aller la voir.
Il n'avait plus qu'un jour pour s'entraîner aux combinaisons et six pour tuer le Giadrome.
Il se prépara et commença par s'exercer à la fabrication des objets. Il passa plusieurs heures à s'entraîner avant d'aboutir à un résultats très satisfaisant. A la fin de ces quelques heures, sa chambre était remplie de barils, de pièges et de bombes en tout genre, dont un peu moins de la moitié étaient bons à jeter. Torak rangea donc sa chambre en séparant les objets utilisables de ceux qui ne l'étaient pas. Il posa tous les ratages dans son jardin en se promettant de les brûler plus tard.

Ensuite, une fois cette lourde tâche finie, il décida de se préparer pour la chasse au Giadrome, même si en réalité il aurait pu le faire un autre jour. Il revêtit son armure de cuir et y attacha sa dague de chasseur. Il fourra dans son sac les objets indispensables tels que les potions pour se soigner, les steaks pour reprendre de la vigueur, les agents dégelants indispensables pour combattre ce type de monstres ou encore les breuvages chauds, extrêmement importants lors de toute expédition dans les montagnes. Il prit également trois grandes bombes, cinq petites et un piège à choc, plus de quoi en fabriquer un autre.
Il alla voir la chef du village, une petite vieille du nom de Pietra :
« Bonjour madame.
- Bonjour, petit. Tu viens pour une quête ?
- Oui, mais je suis débutant.
- Je peux donc te proposer cette liste, lui répondit-elle en lui tendant une feuille sur laquelle étaient inscrites toutes les quêtes accessible pour un débutant.
- Merci. Je vais choisir celle du Giadrome.
- C’est d’accord. Tu me dois donc 100z.
- On doit payer les quêtes ?
- Lorsqu’on entreprend une quête, on verse une somme appelée paiement contractuel. Si la quête est réussie, le client reçoit une prime ainsi que des composants ou des objets en récompense. Ça, tu le savais, sans doute. Mais le paiement contractuel lui est aussi reversé deux fois. En revanche si la quête est un échec, je garde le paiement contractuel, et le client ne reçoit rien.
- Ah d’accord, je ne savais pas. Tenez, voici l’argent.
- Bon, maintenant je vais te dire quelles sont les conditions d’échec et de victoire. Tu réussis la quête si tu captures ou si tu tues le Giadrome. Tu échoues si tu dois revenir au camp de base trois fois ou si tu meurs, mais également si tu mets plus de cinquante minutes.
- C’est compris.
- Tiens, voilà une carte de la région ainsi que quelques premiers soins, quelques aiguisoirs et quelques rations. Reviens vite, et vivant de préférence. »

**
Torak mit peu de temps à atteindre les montagnes. Il était impatient d’en finir, afin de pouvoir passer à d’autres monstres plus coriaces. Il espérait qu’après ça, Romen l’autoriserait à combattre un Yian Kut-Ku, un petit wyvern aviaire en apparence inoffensif.
Il repéra les mêmes traces que la première fois et les suivit, puisqu’elles l’avaient mené directement à sa proie environ deux semaines auparavant, juste après avoir engloutit un breuvage chaud, destiné à lui éviter de geler et de perdre trop rapidement son énergie.

En revanche cette fois-ci, Torak rencontra de nombreux monstres sur son chemin. Il laissa les Popos brouter tranquillement puis croisa ensuite des Antekas. Par précaution, il sortit sa dague de son fourreau, ce qu’il n’aurait pas du faire. En effet un des Antekas, à la vue de la lame, le chargea. Surpris, Torak n’eu pas le temps d’esquiver et se prit un coup de corne. Il tomba à la renverse et en eut le souffle coupé. Il se redressa afin de ne pas se prendre d’autres coups, malgré sa difficulté pour respirer. Il se retourna et dut se projeter immédiatement sur le côté pour éviter une nouvelle charge. « Bon ça suffit maintenant ! Je ne vais quand même pas me laisser emmerder par un Anteka ! » s’indigna-t-il.
Il se releva rapidement et attendit que l’Anteka charge de nouveau. Au moment où la bête fut à deux mètre de lui, Torak effectua un petit saut sur le côté. L’animal, qui courait tête baissée, ne vit pas le changement de position de Torak. Il continua sur sa trajectoire et se fit alors embrocher par la lame du jeune homme au moment où il passait devant lui. Il s’effondra au sol en cessa de respirer.

Torak sortit de son sac un petit morceau de tissus et essuya sa lame. Il l’accrocha ensuite de nouveau à son armure et poursuivit son chemin tout en s’éloignant des Antekas, dans le but de ne pas se faire charger par tout le troupeau. Mais en fuyant les herbivores, il tomba nez à nez avec deux Blangos, des petits singes très violents à la fourrure très épaisse et vivant dans les montagnes. Ces singes appartenaient à l’ordre des Pelagus, ou autrement dit à l’ordre regroupant tous les monstres avec un pelage, et obéissaient au doigt et à l’oeil à leur chef, le Blangonga, bien plus gros et bien plus puissant. Il ne chercha pas à les attaquer, car il estima que ce serait du temps de perdu. Il voulut donc s’éloigner d’eux, mais les deux primates, ou Pelagus, le poursuivirent. Néanmoins Torak finit par s’en débarrasser en escaladant une corniche, que les deux singes ne purent franchir.

Il poursuivit son chemin à travers les montagnes en continuant de suivre les traces du Giadrome. Il traversa la caverne et ressortit de l’autre côté de la montagne, au même endroit que la fois précédente. Il ne vit cependant pas le Giadrome, c’est pourquoi il continua de suivre les empreintes au sol. Il escalada une nouvelle corniche puis sauta environ deux mètres plus bas. Il regarda autour de lui, et il aperçu alors deux silhouettes, sans aucun doute celle de deux Giapreys, et parmi elles, une autre deux fois plus grosse.

***
Torak se fit discret le temps de reprendre un breuvage chaud et de manger un morceau de steak. Il avait besoin de forces pour le combat.
Puis il dégaina son arme et s’approcha des monstres. les trois bêtes l’entendirent arriver et, dès qu’elles le virent, poussèrent un cri toutes les trois en même temps.

Torak décida d’abord de s’attaquer aux Giapreys, qui risquaient de le gêner. Il en choisit un des deux et l’attaqua. Il fit un bon en avant tout en assénant un coup vertical à la bête, qui gémit et recula. Il enchaîna ensuite une roulade, afin de ne pas rester immobile pour éviter de se retrouver écrasé par une des deux autres bêtes. Il se releva et enchaîna les coups sur le pauvre Giaprey désigné en premier, tout en effectuant régulièrement des roulades ou des sauts. En peu de temps, Torak réussit à abattre sa deuxième proie de la journée.
Il répéta alors les mêmes mouvement pour le deuxième Gîaprey. Il blessa la bête par de petits coups d’épée, puis effectua une roulade. Il se mit en garde afin de parer un assaut de la part du Giadrome, puis effectua une attaque tournoyante afin de mettre à mort le second Giaprey.

Puis vint le moment où Torak dut se charger du chef maintenant seul avec lui. Il rangea son arme, courut et effectua un plongeon pour esquiver un coup de griffe. Il se releva et sortit une bombe flash de son sac. Il effectua une nouvelle roulade, puis la lança dans le champs de vision du monstre. Lorsqu’elle toucha le sol, la bombe émit un puissant flash qui éblouit le Giadrome. Torak en profita alors pour installer un piège à choc. Une fois qu’il eut terminé, il se plaça de manière à ce que le piège soit entre lui et le Giadrome et attendit.
L’effet du flash diminua puis s’acheva et le Giadrome put de nouveau attaquer. Il courut vers Torak sans apercevoir le piège, dans lequel il se retrouva coincé.
Torak posa alors deux grosses bombes de part et d’autre du monstre. Il déposa juste à coté une petite bombe et s’éloigna en courant. La petite bombe explosa et provoqua l’explosion des deux grosses bombes.
Torak attendit que l’épaisse fumée émise se dissipe, puis essaya d’apercevoir le Giadrome. Il le vit mais eut du mal à le reconnaître. La peau ordinairement blanche et rayée était maintenant à mi-chemin entre le gris et le brun : elle était complètement calcinée et de minces filets de fumées s’en échappaient à certains endroits.
La bête blessée à mort essaya de s’enfuir en boitant, mais Torak lui lança une nouvelle bombe flash. Celui-ci put alors la frapper en toute tranquillité.
Il n’eut pas besoin de lancer une troisième bombe ; L’effet de la deuxième dura assez longtemps pour permettre à Torak d’achever sa quatrième victime de la journée.

Torak essuya son arme, l’aiguisa et la rengaina. Puis il sortit son couteau de dépeçage et essaya d’extraire le maximum de composants du cadavre encore chaud. Il récupéra les deux grandes griffes oranges des pattes avant et préleva la peau, même s’il savait qu’elle serait inutilisable vu son état. Cette peau calcinée serait plutôt le moyen de montrer à Romen qu’il avait bien utilisé les objets plutôt que son arme. Il fourra tous ses prélèvements dans son sac puis entreprit le chemin du retour.
Il croisa de nouveau les Blangos, qu’il réussit à semer pour la seconde fois. Puis, il passa devant le troupeau d’Antekas, sans commettre l’erreur de sortir son épée. A sa grande satisfaction, il ne se fit cette fois-ci pas charger.

Une fois au village, il alla tout d’abord déposer ses affaires chez lui. Il devait d’abord aller chercher sa récompense. Comme preuve de sa réussite, il prit les deux griffes et alla voir la chef du village.
Il la trouva en train de discuter avec Nekhot, son félyne, qui lui aussi proposait des quêtes mais d’un niveau beaucoup plus élevé.
« Ah, te revoilà !, lui dit-elle en l’apercevant. Tu viens chercher ta récompense ?
- Oui, tenez, voici les preuves, répondit Torak en lui montrant les deux griffes.
- Elles sont très belles. Tu as donc réussi. Tiens, voilà ta récompense. »

Torak reçut de la part de Pietra quatre griffes, trois peaux et six crocs de Giaprey ainsi qu’une peau de Giadrome, une prime de 1200Z et la somme de 200Z, soit le double du paiement contractuel.
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MessageSujet: Re: Chronicle of a future legend   Lun 7 Juin - 19:28

Chapitre 18

Le jeune Torak passa ensuite voir Romen, afin de lui rapporter son combat. Il le chercha évidemment à l'école. Au moment où il arriva, il trouva son maître d'armes en train de se battre contre Chuck. Torak alla s'asseoir a côté de Taïg, qui observait le combat et regarda lui aussi les deux hommes en train de manier le Katana. Torak ne connaissait pas le maniement de cette arme, alors il ne put pas vraiment savoir si ils le maniaient bien, mais il trouva néanmoins le duel spectaculaire. Chuck effectuait de grands mouvement tout en souplesse et se débrouillait extrêmement bien, mais Torak réalisa, en se concentrant davantage sur Romen, qu'aucun des élèves de l'école n'arrivait à la cheville de leur maître d'armes.
Le combat s'acheva environ dix minutes plus tard sur la défaite de Chuck, qui s'en était quand même bien sorti. Celui-ci se dirigea tout de suite vers les vestiaires afin d'aller se changer. Romen fit de même et revint environ cinq minutes plus tard, débarrassé de son armure d'un bleu flamboyant et de sa longue lame noire.
Torak laissa Taïg et s'approcha de Romen :
" Salut, patron.
- Ah Torak, je te t'avais pas vu ! Tu vas bien ?
- Oui, merci. En fait je suis là depuis environ un quart d'heure je dirais. Je suis juste de passage, je voulais vous dire que je me suis entraîné à la combinaison, et que j'ai également battu le Giadrome. En utilisant les objets, cette fois-ci.
- Toutes mes félicitations ! Tu n'as pas perdu de temps dis-moi ! Je t'avais donné une semaine pour le Giadrome.
- Oui, mais je me sentais prêt, et à vrai dire j'ai vraiment envie de passer à plus fort que ça.
- Je vois ... Tu es impatient de passer aux wyverns, n'est-ce pas ?
- Oui, c'est ça. Ah et l'autre jour je lisais un manuel sur le Katana, et je voudrais que vous m'enseigniez le maniement de cette arme. Et j'en ai encore plus envie maintenant que je vous ai vu tout à l'hure avec Chuck.
- C'est d'accord, pas de problème, je te montrerai. C'est justement un très bon point de savoir utiliser plusieurs types d'armes. Peut être que tu devrais essayer les armes comme le fusarbalète ou l'arc, qui sont parfois très utiles, puisque tu n'es jamais en contact avec les monstres.
- D'accord. Et sinon, est-ce que vous sauriez me dire quand je vais pouvoir combattre un Yian Kut-Ku ?
- Hummm ... Je ne sais pas. Tu vas d'abord t'entraîner pendant une semaine, et je te dirai ça à la fin. Cela dépendra de tes progrès, car je pense que tu n'es pas encore tout à fait prêt. Ne me regarde pas comme ça, je sais que tu as envie de t'y mettre tout de suite, mais en tant qu'entraîneur, je sais mieux que toi si tu es capable de battre un wyvern. Et pour le moment, j'estime que tu n'es pas prêt. N'oublie pas ce que je t'ai dit en te prenant.
- Ne jamais contredire ou discuter ... Je sais ça, mais j'ai du mal à l'appliquer. Je fais beaucoup d'efforts, pourtant. Et j'ai confiance en vous, même si parfois j'aimerais que vous preniez plus de risques.
- Je sais que tu as beaucoup de caractère, et j'apprécie tes efforts. Mais n'oublie pas la sanction que je t'ai promise en cas de désobéissance aux règles de l'école. Et puis je ne peux pas prendre de risques, car ce n'est pas ma vie mais celle des autres que je met en jeu. Bon allez, oublions ça ! Tiens, je te donne une petite prime de rapidité pour le Giadrome, lui dit Romen en lui tendant une magnifique peau rayée. C'est celle d'un Giadrome, comme tu as pu le remarquer, ajouta-t-il, mais tu verras qu'elle te sera utile pour tes débuts.
- Je vous remercie. C'est très généreux.
- Allez, file, j'ai du boulot moi. Au fait, demain l'entraînement durera toute la journée.
- J'y serai. Au revoir !
- Au revoir, et à demain alors."

**
Torak rentra chez lui et s'allongea sur son lit. Il se reposa environ une heure puis se leva et décida de passer chez Valentyna. Il se recoiffa, se changea, puis sortit de chez lui.
Une fois devant chez elle, il frappa, mais personne ne vint lui ouvrir. Il actionna la poignée de la porte, qui s'ouvrit. Torak entra en hésitant puis se décida. Il referma la porte derrière lui et se dirigea vers le salon.
Il ne trouva pas Valentyna dans la maison, alors il décida d'aller voir dans le jardin. Il franchit la porte vitrée, qui était déjà ouverte, et se retrouva à l'extérieur. Il regarda autour de lui mais ne vit personne. Il resta planté debout sans voir Valentyna pendant un instant, puis il perçut du coin de l'oeil un mouvement. Il tourna la tête et la vit en train de nager dans une sorte de petit bassin, semblable à celui de son propre jardin. "Elle devait être sous l'eau, voilà pourquoi je ne l'ai pas vue", pensa-t-il. Valentyna s'approcha alors en nageant d'un petit escalier, dans l'intention de sortir de l'eau. Torak réalisa qu'elle ne l'avait pas vu lorsqu'il se rendit compte qu'elle sortait de l'eau complètement nue.

Il hésita un moment, ne sachant pas quoi faire. D'un côté, il ne pouvait s'empêcher de contempler ses magnifiques formes, et d'un autre côté, il trouvait cela incorrect. Il décida finalement de repartir discrètement et de revenir plus tard. Seulement il ne fit pas attention, et, plongé dans ses pensées, il se prit la porte en pleine face. Il étouffa un juron et songea avec regrets qu'il avait encore raté son coup. Il se retourna et vit Valentyna entourée d'un long châle bleu pâle. Torak la regarda un moment et essaya de déchiffrer l'expression de son visage, ce à quoi il échoua. Elle semblait en effet surprise, gênée et en même temps Torak avait l'impression qu'elle affichait un air d'indifférence.
Il eut soudain envie de partir en courant, mais en réfléchissant, il décida d'aller s'excuser pour être entré sans permission. "Après tout, je dois assumer", pensa-t-il.
Il s'approcha de Valentyna, qui resta plantée debout en le regardant s'avancer :

- Écoute, je suis désolé. Je n'aurais pas du entrer comme ça, mais j'avais envie de te voir.
- C'est ma faute, j'aurais du fermer la porte.
- Tu ne m'en veux pas ?
- Nan, mais je suis vraiment gênée.
- Je devrais peut être partir.
- Non, tu peux rester. De toute façon tu as déjà tout vu, non ?
- Oui ... Mais je n'étais pas venu pour ça.
- Bon, je reviens, je vais m'habiller. La prochaine fois je ferai attention.
- Ça ne m'a pas non plus vraiment dérangé,dit Torak. Tu es magnifique. Oh ! Pardon, je ne voulais pas ...
- Chut, tais toi, tu vas le regretter si tu continues de parler, répondit-elle en souriant.
- D'accord. Je t'attends là dans ce cas."

Valentyna rentra dans sa maison et revint quelques minutes plus tard, vêtue d'une belle robe rouge.

"Voilà c'est bon !
- C'est tout de suite moins gênant.
- Tiens, pendant que j'y pense, tu veux qu'on aille voir ton ami Gavriel ? Tu m'as beaucoup parlé de lui.
- Pourquoi pas, ça fait longtemps que je l'ai pas vu. Tu ne fais pas ça juste pour me faire plaisir au moins ?
- Nan, j'ai aussi envie de le connaître, c'est ton meilleur ami.
- Bon, d'accord alors."

Torak et Valentyna allèrent chercher Gavriel à la ferme. Ils le trouvèrent en pleine discussion avec Taram. Bizarrement, Taram semblait plutôt content, voire admiratif, ce qui étonna Torak.
Gavriel les rejoignit une fois la conversation finie, puis ils allèrent tous les trois à l'auberge. Cela permit à Gavriel et Valentyna de faire connaissance. Torak put se rendre compte que Valentyna plaisait beaucoup à Gavriel, puisque celui-ci ne cessait de la fixer et de lui sourire. Mais cela ne le dérangea pas, car il avait confiance en son ami, et il n'était de toute façon pas quelqu'un de jaloux.
Gavriel dut répondre aux interrogations de Torak concernant sa conversation avec Taram :
"Ah au fait, tant que j'y suis, il m'a semblé que Taram était en admiration devant toi tout à l'heure. Ça ne lui ressemble pas, donc je suis curieux. Je me trompe ou j'ai bien raison ?
- Admiratif, je ne sais pas, mais il m'a remercié de mon acte de bravoure.
- Taram remercier quelqu'un ? Qu'est-ce que tu as fait pour mériter ça !
- Je lui ai sauvé la vie ! Enfin, c'est ce qu'il m'a dit. J'ai en réalité juste sauvé la vie de son chien, qui se faisait attaquer.
- Je vais t'appeler "Gavriel le brave" alors ! Mais par curiosité, de quoi l'as-tu sauvé ?
- Tu ne me croiras pas si je te dis que son chien se faisait attaquer par un chat ! Eh bien pourtant, c'est la vérité. Donc ton surnom ... Tu peux le garder !
- Je ne vois pas pourquoi, tu le mérites ! Tu as quand même réussi à mater un chat, ce n'est pas rien !
- Bon ça va hein ?
- D'accord, j'arrête !"

Les deux amis et Valentyna passèrent le reste de la soirée à l'auberge. Torak fut content de la bonne entente qui régnait au sein de leur petit groupe.
"Je commence à croire que ma vie n'est qu'un rêve, tant elle est belle", songea Torak.
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Reine Shakalaka



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MessageSujet: Re: Chronicle of a future legend   Sam 12 Juin - 22:51

Chapitre 19

Pendant ce temps, Borg, lui, était déjà en train d'élaborer ses projets de vengeance. Il avait réfléchi un long moment avant de trouver la vengeance idéale, puis il avait pensé à un plan. Un plan qui nécessitait l'emploi de la sorcellerie. Et Borg en était un adepte, et ce depuis son plus jeune age, étant donné que sa propre mère avait été guérisseuse et lui avait enseigné cet art avant de mourir.
Au moment même où son rival passait du temps en la compagnie de son ami et de Valentyna, Borg préparait un élixir, qui, une fois achevé, possèderait d'immenses pouvoirs de soumission. Et biensur, le jeune homme défiguré avait bien l'intention de s'en servir pour nuire à son pire ennemi. Comment ? Il le savait déjà, puisqu'il avait programmé chaque étape de sa vengeance.

Pour l'heure, il devait finir de préparer l'élixir, pour ensuite trouver un moyen de l'administrer à la personne qu'il souhaitait.
Et ce n'est que deux ou trois heures plus tard que la préparation prit fin. Borg était exténué, car il avait fallu qu'il remue sans arrêt l'élixir encore inachevé dans une grande marmite posée sur un feu, tout en ajoutant régulièrement des ingrédients précis, et en quantité précise : En réalité, quelques grammes en excès ou en défaut pouvaient rendre l'élixir inefficace, voire inverser son effet.
Néanmoins, Borg sourit en voyant le résultat : Il constata qu'il avait parfaitement préparé la porion en la voyant prendre une couleur rougeoyante et laisser échapper une épaisse fumée noire et dorée, qui s'éleva en spirale jusqu'au plafond de la pièce dans laquelle il se trouvait : Sa chambre.
Et il dit, pour lui même :
"Ahahaha, pauvre Torak ! Si tu savais ce que je t'ai préparé ! Enfin, tu verras ça par toi même, mais lorsque tu t'en rendras compte, il sera trop tard !"

**
Ce n'est que deux jours plus tard que Borg trouva le moyen d'administrer son précieux élixir, après avoir appris de source sure que l'homme à qui il voulait le faire boire travaillait à la ferme. Il se rendit donc là-bas, dès le début de la journée. Par chance, il faisait chaud, cela lui faciliterait la tâche. Il avait bien évidemment pensé à ajouter des baies tropicales rouges pour masquer le goût amer de la potion ainsi que pour justifier la couleur du liquide.
Une fois arrivé, il demanda où se trouvait l'homme qu'il cherchait, et se dirigea vers l'endroit qu'on lui indiqua : le point de minage. Et il y trouva la personne qu'il cherchait. En sueur.
Il s'approcha et s'adressa à sa proie :

- Bonjour, vous semblez épuisé et assoiffé ! J'ai ici un jus de baies qui vous rafraîchirait, si vous voulez, lui dit-il en se félicitant d'avoir masqué son visage grâce à un vieux casque métallique un peu rouillé.
- J'accepte avec plaisir, si vous n'en avez pas besoin.
- Non, biensur que non. Moi je n'ai pas le courage de faire ce que vous faites. Tenez, vous m'en direz des nouvelles.
- Merci"

Borg regarda avec satisfaction l'homme qui but son élixir avec grand plaisir sans savoir qu'il le mènerait à sa propre perte.
Celui-ci avala tout le contenu du flacon d'un seul trait.

"C'est étrange. Je me sens ... Bizarre.
- Venez !, lui ordonna Borg en priant pour que l'homme le suive, ce qui témoignerait de l'efficacité de sa potion.
- Je vous suis, répondit l'homme, au grand soulagement de Borg, qui ne masqua pas son sourire cruel.
- Bien. Maintenant, tu vas m'écouter. Tu devras m'appeler "maître", et obéir à absolument tous mes ordres : Écouter et exécuter, telles seront maintenant tes seules ambitions. Tu devras te méfier de tout le monde, et ne jamais révéler quoi que ce soit à propos de notre ... Arrangement. Si jamais tu me trahis, tu mourras, d'une façon que tu n'oses même pas imaginer. Pour finir, je veux que tu fasses quelque chose pour moi. Une chose pour laquelle tu devras donner ta vie si cela est nécessaire.
- Je vous écoute, maître.
- Tu vas te venger d'un homme, Torak, pour moi. Tu vas enlever Valentyna, mais tu ne la tueras pas. Tu devras attendre, dans le lieu qui te conviendra, pourvu qu'il soit loin d'ici.
- Très bien maître. Je le ferai, maître.
- Parfait. Qui suis-je ?
- Mon maître.
- Que dois tu faire ?
- Obéir. Ecouter et éxecuter, telle est ma devise.
- A qui dois-tu obéir ?
- A vous, mon maître.
- Qui est ton pire ennemi ?
- Torak.
- Comment vas-tu lui nuire ?
- Je vais enlever Valentyna.
- Et pour finir, comment t'appelles tu ?
- Je suis Gavriel Thirsk, fils de Romane et de Razal.
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Reine Shakalaka



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MessageSujet: Re: Chronicle of a future legend   Mer 23 Juin - 0:05

Chapitre 20

Borg laissa là son nouvel "ami", et rentra chez lui. Ce n'est qu'une fois là bas qu'il réalisa que sa vengeance pouvait être plus terrible encore. Il retourna aussitôt à la ferme, afin de laisser d'autres instructions à Gavriel Thirsk.
**
Le lendemain matin, Torak se réveilla en fin de matinée. Il se prépara en vitesse puisqu'il avait promis de passer la journée avec Valentyna, vu qu'il n'avait pas d'entraînement ce jour là ; En effet celui de la veille avait été éprouvant, pour Torak comme pour tous les autres : Romen avait eu la bonne idée de lâcher trois vélocidromes capturés par des chasseurs du village dans l'arène, et de laisser ses élèves se débrouiller, tout en ayant à côté de lui un fusarbalète avec des munitions tranquillisantes, au cas où. Il sortit donc et prit la direction de la maison de Romen. Il frappa plusieurs fois à la porte, mais personne ne lui répondit, ce qui l'étonna.
Il interrogea plusieurs passants, mais ceux-ci furent incapables de lui dire où se trouvait la jeune fille. Personne ne l'avait vue.
Il commença à s'inquiéter au bout d'une heure de recherches infructueuses, même s'il ne voyait pas bien ce qui aurait pu lui arriver. C'est alors qu'il vit Chuck qui courrait vers lui.
Celui-ci, à peine arrivé, lui annonça une nouvelle pour le moins surprenante et terrible :

"Torak, je te cherchais depuis ce matin.
- Je vois ça, t'es essouflé, ça ne t'arrive jamais.
- Ouais, mais là je cours depuis plus d'une heure sans m'arrêter.
- Pourquoi tu voulais me voir, alors ? C'est si important que ça ? Ah oui et tant que j'y suis, t'aurais pas vu Valentyna, on devait passer la journée ensemble ?
- C'est justement d'elle que je voulais te parler. Je l'ai vue, ce matin, elle partait avec quelqu'un dans les collines. Je l'ai juste vue de loin, mais c'est juste après que j'ai réalisé qu'elle avait pas l'air d'être d'accord. J'en ai parlé à personne, j'ai pensé que ça devait pas être très important et que tu voudrais régler ça tout seul. Seulement ça fait maintenant un moment qu'elle est partie, et je me demande si il n'y a pas un problème. J'aurais du le dire tout de suite, je suis vraiment un abruti.
- Nan, t'en veux pas. Ça doit pas être bien grave. Tu connais les villageois, ils ne lui feraient jamais de mal. Et elle n'a pas d'ennemis, à ma connaissance.
- Ouais, t'as peut être raison. Mais si il lui arrive un truc, je m'en voudrais toute ma vie.
- T'en fais pas, il lui arrivera rien, le rassura Torak, qui essayait de masquer sa propre angoisse. Bon allez, je te laisse, je vais aller la rejoindre, on sait jamais. Ils sont allé dans les collines, c'est bien ça ?
- Ouais.
- Okay, et merci de m'avoir prévenu. T'en veux pas, t'as fait ce que tu pensais être le mieux. A plus !
- Ouais, à plus tard."

Torak passa prendre quelques affaires chez lui. Il se munit uniquement de quelques provisions et de son arme, au cas ou il rencontrerait des monstres.
Puis il sortit et partit en courant vers les collines. Il alterna la course et la marche, puis fit une courte pause de dix minutes environ lorsqu'il eut atteint les collines, qui se situaient assez loin du village, derrière une petite forêt tropicale. Il repartit et commença à pister les deux humains. Il suivit les traces de pas et aboutit devant un mur recouvert de lierre. Il l'escalada, et observa les alentours, afin de voir d'éventuels monstres : Il ne vit que quelques vélocipreys, au loin.
Il continua la traque, en suivant toujours les traces de pas au sol. Au bout d'une demi heure environ, il arriva à l'entrée d'une grotte, dans laquelle il pénétra. Il se fit discret car il savait que les cavernes comme celles-ci abritaient souvent les nids de certains wyvern. D'ailleurs, il lui sembla voir des oeufs, alors il redoubla de prudence. Il parcourut une dizaine de mètres, puis bifurqua sur sa droite, là où les quelques traces de boues laissées par une jambière, à en juger par la forme, se dirigeaient. Il traversa un petit couloir creusé à même la roche, puis ressortit dans une nouvelle caverne. Une caverne habitée, du moins provisoirement.

***
En effet, Valentyna était là, avec à côté d'elle un humain en armure. Un homme, sans aucun doute, à en juger par sa carrure.
Et Torak identifia aussitôt la deuxième personne. Il reconnaissait cette armure un peu rouillée. Il l'avait vu, une seule fois, mais il s'en souvenais comme si c'était hier. C'était celle d'un jeune garçon qu'il haïssait et qui le détestait encore plus : Borg.

Celui-ci entendit probablement Torak entrer, car il se retourna. Valentyna quand à elle l'avait vu arriver.

"Torak, aide moi s'il te plait !
- T'inquiètes, pas, je suis là maintenant. J'arrive."
- Arrête toi ici !, lui ordonna Borg, avec une voix un peu différente de d'habitude, plus aiguë, ce que Torak interpréta comme une des conséquence du port du casque.
Celui-ci l'écouta, et ne fit plus un pas.
- Voilà, c'est bien.
- Borg, laisse la tranquille, elle t'a rien fait.
- Non, mais toi oui. Et tu tiens à elle, n'est-ce pas ?
- Oui, biensur. Mais te venge pas sur elle, elle n'y est pour rien.
- C'est bien ce que je pensais. Mais jusqu'à ou es-tu prêt à aller pour elle ?
- J'en sais rien, c'est quoi cette question tordue ?
- On va faire un petit test, répondit Borg avec un sourire sadique.
Ce qu'il fit stupéfia Torak. Il décrocha un couteau de sa ceinture, et le plaça sous la gorge de Valentyna, qui commença à gémir.
- Toi, tu la fermes !, dit Borg à Valentyna, tout en lui mettant la main libre sur la bouche. J'ai pas envie de t'entendre gémir. Bien. Bon maintenant, Torak, il va falloir faire un choix.
- Borg, ne fais pas ç ...
- Ta gueule, c'est moi qui donne les ordres ici. Allez, sors ton arme. Je la vois, elle est dans ton dos. Allez, dépêche toi ! Et fais ce que je te dis ! T'es pas en position pour négocier, tu vois ?
- Voilà, c'est fait. Lui fais rien, c'est tout ce que je te demande.
- Arrête de supplier. Voilà, maintenant, tu choisis : C'est soit elle, soit moi.
- Mais de quoi tu parles ?
- Tu le sais. Tu choisis, ou je la saigne.
- Mais ...
- Dépêche toi !
Torak commença à paniquer lorsqu'il vit une goutte de sans perler sur la peau blanche de Valentyna, qui commença à s'agiter et à se débattre.
- Hummm, je vois que tu es incapable de choisir ! Tu vois, il ne t'aime pas chère Valentyna !
- Borg, ne m'oblige pas à faire ça !
- Tu es un lâche, et par ta faute, elle va mourir !
- NOOOOOON !, cria Torak tout en sautant sur Borg."

Les deux ennemis tombèrent et roulèrent sur un mètre. A moitié assommé, Torak se redressa et se jeta sur Borg, prêt à l'immobiliser. Mais il n'eut pas besoin d'utiliser la force : Borg était étendu, sur le dos, avec son propre couteau planté dans le ventre. Torak le regarda, incrédule.
Valentyna s'approcha de lui, et posa ses deux mains sur ses épaules.

"Torak, c'est pas ta faute.
- Je ... Je l'ai tué !
- Il s'est tué lui-même.
- Je suis un assassin ! Un meurtrier ! Jamais je ne me le pardonnerai.
- Tu es mon sauveur, et ça jamais je ne l'oublierai. Et c'est pas ta faute. C'était son couteau, je suppose qu'il a du se planter lorsque vous avez roulé.
- Je ...
Torak tomba à genoux, incapable de parler. Il éclata en sanglots. Valentyna quand à elle parvint à retenir ses larmes, et s'approcha du corps de Borg.
- Que ... Qu'est-ce que tu fais ?
- Il faut lui fermer les yeux, c'est la moindre des choses, même si il ne le mérite pas.
- Il ne méritait pas de mourir. Personne ne le mérite.
- Tu as bien raison."

La jeune fille s'agenouilla près de la tête de Borg, et s'apprêta à lui retirer son casque. Elle approcha ses deux mains du morceau de métal froid, puis entreprit de l'ôter du cadavre, lentement. Elle le posa délicatement à côté, et ne réalisa l'atrocité de la situation que lorsqu'elle voulut rabaisser les paupières du cadavre.

"Torak ... Je ...
Celui-ci, qui pleurait en cachant son visage dans ses mains, s'efforça de la regarder. Il lut sur le visage de la jeune fille la surprise, et, surtout, l'horreur.
- Valentyna, qu'est-ce que tu ... "
Il n'acheva pas sa phrase, car il avait instinctivement tourné la tête vers le corps allongé à ses pieds.
Et ce n'était pas celui de Borg. C'était celui de Gavriel.
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